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Un marin britannique reconnu non coupable de viol collectif à Halifax

Darren Smalley le 5 septembre 2018 au tribunal à Halifax
Le marin britannique Darren Smalley Photo: La Presse canadienne / Andrew Vaughan
Radio-Canada

Un juge a prononcé un verdict de non-culpabilité dans l'affaire très médiatisée d'un marin britannique accusé de viol collectif dans une base militaire de la région d'Halifax.

Darren Smalley, qui est à la fin de la trentaine, était accusé d'agression sexuelle causant des lésions corporelles et d'avoir participé à une agression sexuelle impliquant une ou plusieurs personnes à la base de Shearwater, le 10 avril 2015.

Lors du procès de l'accusé l'automne dernier, la plaignante avait déclaré s'être endormie à côté d'un marin, avant de se réveiller nue et face contre terre, puis d'être agressée sexuellement par au moins trois hommes.

En expliquant sa décision vendredi, le juge Patrick Duncan de la Cour suprême de la Nouvelle-Écosse a énuméré plusieurs faits contredisant le témoignage de la plaignante. Il estime que de nombreux témoins sont plus crédibles qu’elle.

La plaignante, son amie et deux marins étaient allés acheter de la bière peu avant minuit. Par la suite, dans la base militaire, l’amie est sortie avec un marin pour avoir une relation sexuelle avec lui. Durant son témoignage, la plaignante a déclaré qu’elle avait alors ressenti de la panique, qu’elle frappait aux portes des logements des militaires en appelant son amie, mais aucun autre témoin n’a confirmé cela.

La plaignante a dit qu’elle avait perdu connaissance à quelques occasions durant les faits présumés. Ni elle ni son amie qui l’avait accompagnée durant presque toute la soirée n’avaient toutefois consommé assez d’alcool ou d’autres substances pour avoir les facultés si affaiblies, et il n’y avait aucune preuve médicale des pertes de conscience, a expliqué le juge.

La plaignante avait consulté son médecin le lendemain matin, et elle s'est ensuite rendue à un hôpital, où elle a été examinée par une équipe spécialisée en matière d'agression sexuelle. Elle avait certaines ecchymoses peut-être causées par une relation sexuelle, mais rien ne prouve que Darren Smalley en était responsable, a déterminé le juge.

Après le verdict, la Couronne a indiqué qu'elle n'avait pas encore déterminé si elle allait porter la cause en appel. Darren Smalley, pour sa part, s'est montré soulagé. Il est prêt à rentrer au Royaume-Uni et à reprendre le cours normal de sa vie, a-t-il expliqué.

Darren Smalley était l'un des quatre marins britanniques inculpés à l'origine.

Les accusations portées contre Simon Radford avaient été suspendues au début du procès, parce qu'il était soigné à l'hôpital pour une infection.

La procureure Cheryl Schurman a déclaré cette semaine que la décision du juge dans l'affaire Smalley pourrait avoir une incidence sur celle du ministère public de ressusciter ou non les accusations portées contre Simon Radford.

Une décision quant au rétablissement des chefs d'accusation sera prise avant octobre prochain, moment de l'expiration de la suspension des procédures, a écrit la procureure Schurman dans un courrier électronique.

La Couronne tiendra compte de toutes les informations disponibles, y compris de la décision dans le cas de M. Smalley, a -t-elle ajouté.

Les accusations contre les deux autres hommes, Craig Stoner et Joshua Finbow, ont été abandonnées.

Les quatre accusés initiaux, tous membres de la Marine royale, participaient à un tournoi de hockey naval à Halifax au moment de l'agression sexuelle présumée.

Avec des renseignements d'Olivier Lefebvre et de Blair Rhodes

Avec les informations de La Presse canadienne

Nouvelle-Écosse

Procès et poursuites