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Financement : les militants bloquistes ont été généreux en décembre

Yves-François Blanchet s'entretient avec un homme.
Yves-François Blanchet vient d'être couronné à la tête du Bloc québécois. Il était le seul candidat dans la course. Photo: Radio-Canada / François Gagnon
Philippe-Vincent Foisy

L'arrivée d'Yves-François Blanchet dans la course à la chefferie du Bloc québécois et la campagne de financement de fin d'année a permis au parti souverainiste d'amasser plus de 303 000 $ en décembre seulement.

« Personne ne s’attendait à ça », a affirmé M. Blanchet, qui a été couronné chef du parti dans la nuit de mercredi à jeudi.

C'est à partir de novembre que l’argent a commencé à rentrer davantage dans les coffres du parti, qui a alors récolté plus de 120 000 $. C’est plus que les 38 000 $ recueillis en octobre et beaucoup plus que les 24 850 $ reçus lors des mois de juillet, août et septembre combinés.

On n’a pas beaucoup de marge de manœuvre.

Yves-François Blanchet, chef du Bloc québécois

« Il ne faut pas tout résumer à l’argent, mais le fait qu’en décembre on ait connu notre meilleur mois de financement en cinq ans, avant d’avoir un nouveau chef, il y a une indication qu’il se passe quelque chose », a indiqué le chef du Bloc québécois, dans une entrevue à l’émission En direct avec Patrice Roy.

Notons que le Bloc québécois connaît fréquemment une hausse de ses contributions au cours du dernier trimestre, qui s'étend d'octobre à décembre. À cette période en 2016, le parti avait recueilli environ 342 000 $, soit 52 % de ses dons pour toute l'année. En 2017, il avait recueilli 401 000 $, soit 57 % de ses dons.

Caucus uni

Le nouveau chef a aussi indiqué que le caucus de 10 députés, qui s’était scindé sous la direction de Martine Ouellet, est maintenant uni derrière lui.

Il admet qu’il reste encore « beaucoup de travail à faire » pour que les bonnes nouvelles de financement « se traduisent en augmentation de sièges » à la prochaine élection.

Surtout que les Québécois auront beaucoup de choix le 21 octobre, lors des élections fédérales. Le Bloc québécois espère d’ailleurs tirer profit de la perte de vitesse du Nouveau Parti démocratique (NPD).

« Les votes que le premier ministre Justin Trudeau veut aller chercher au NPD sont des votes que le NPD était lui-même venu chercher au Bloc québécois en 2011 » , a affirmé M. Blanchet.

Refondation

D’autres défis attendent le nouveau chef, notamment celui de la refondation du parti, ébranlé après le départ de Martine Ouellet.

Le parti restera une formation indépendantiste qui défend les intérêts du Québec, assurent les stratèges. Le Bloc québécois veut toutefois renouveler au complet son programme et ses statuts et règlements, voire changer de nom.

« Il y a du travail à faire pour expliquer aux gens de quoi il s’agit », reconnaît Yves-François Blanchet à propos de cette refondation qui se conclura lors du congrès des 22 et 23 février prochain.

Avec cette refondation, le Bloc espère pouvoir faire face à l’un de ses plus importants défis en 2019, soit de convaincre les Québécois de sa pertinence.


Philippe-Vincent Foisy est correspondant parlementaire à Ottawa et animateur du balado La mêlée politique.

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