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Le centre d'accueil et d'établissement du Nord de l'Alberta a un nouveau directeur

Kouamé Adie est un homme noir, chauve, avec des lunettes. Il sourit.
Kouamé Adie, nouveau directeur du CAE, espère que les partenaires de l'organisme accepteront de lui donner une nouvelle chance. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Le centre d'accueil et d'établissement du Nord de l'Alberta, le CAE, a nommé un nouveau directeur général : Kouamé Adie. Il aura l'épineuse tâche de regagner le financement qui avait été retiré à l'organisme à la suite d'allégations d'inconduite sexuelle entourant l'ancien directeur.

Kouamé Adie est convaincu d’être la bonne personne pour apporter « un nouveau souffle » au CAE, qui lutte pour sa survie depuis qu’il a perdu son financement fédéral et provincial.

Le nouveau directeur a travaillé pendant huit ans au CAE de Fort McMurray. Il était parmi les premiers employés à implanter cet organisme d’accueil des immigrants francophones dans le nord de l’Alberta. Il affirme d’ailleurs que toute la communauté de Fort McMurray l’a appuyé lorsqu’il a voulu obtenir le poste de directeur.

Kouamé Adie est proche de l’ancienne administration et a collaboré par le passé avec l’ex-directeur Georges Bahaya, mais il se dit déterminé à ne pas répéter leurs erreurs. Il affirme qu’il y aura « zéro tolérance » au sujet des comportements inappropriés.

Il assure qu'il ne parle plus à l'ancien directeur général de l'organisme.

« Tout ce qui s’est passé nous a appris qu’il y a des choses que l’on peut changer et que l’on doit changer », dit-il­.

Selon lui, le CAE est sur la bonne voie pour apporter toutes les améliorations que lui exige Ottawa. Celles-ci portent principalement sur la transparence de l’organisme. Il espère que ce sera suffisant pour remporter la prochaine ronde d’appel d’offres d’Ottawa, pour 2020.

D'ici là, la situation est précaire. Le nouveau directeur assure avoir un plan pour protéger les employés actuels du centre, qui devaient perdre leur emploi d'ici la fin du mois de mars. ll croit aussi être capable de maintenir les services aux usagers.

Kouamé Adie en appelle à la solidarité de tous ses partenaires et des autres organismes francophones pour la suite.

« Nous avons eu des défis, mais, main dans la main, nous pouvons aller de l’avant et aider les francophones qui ont besoin de ces services », plaide-t-il.

Un appel d'offres est toujours en cours pour déterminer quel organisme de la francophonie albertaine reprendra le financement du CAE pour offrir des services d'accueil aux nouveaux arrivants francophones cette année. Accès Emploi et Francophonie albertaine plurielle sont toujours dans la course.

Alberta

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