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Réduire la consommation de viande : une idée qui ne plaît pas aux éleveurs saskatchewanais

Les éleveurs réunis dans une grande salle au cours de l’Assemblée générale annuelle de l’Association des éleveurs de bétail de la Saskatchewan à Regina.

Réunis durant l'assemblée générale annuelle de leur association, les éleveurs de bétail saskatchewanais rejettent les recommandations portant sur la réduction de la consommation de viande.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Si certains éleveurs sont sceptiques, d'autres rejettent catégoriquement les conclusions de l'étude publiée dans la revue médicale The Lancet, qui recommande de réduire la consommation de viande.

Réunis pour l’assemblée générale annuelle de l’Association des éleveurs de bétail de la Saskatchewan, les producteurs disent qu’il faut prendre cette étude avec des pincettes.

Même si seulement une petite proportion des éleveurs rencontrés à Regina avaient pris connaissance de l’article en question, aucun d’entre eux ne semblait surpris par les conclusions de l’étude.

Ce genre d’études est financé par des gens qui ont des idées préconçues, estime Ryan Beierbach, ancien président de l’Association des éleveurs de bétail de la Saskatchewan.

« Ils [les chercheurs] ne comprennent pas la façon dont on produit de la viande de bœuf ici. C’est tout à fait différent de ce qui se fait dans d’autres endroits du monde », soutient-il.

Certains éleveurs reprochent à l’étude de ne pas mettre l’accent sur les vertus des protéines animales.

« Dans l’industrie agricole, ce qu’on croit, c’est qu’il faut manger de la viande! C’est sain, nutritif et c’est une option fantastique pour votre famille », s'exclame Kurtis Reid, responsable des ventes de Masterfeeds.

Mauvais pour l’industrie

Selon les éleveurs, ces études font de plus en plus mal à l’industrie bovine canadienne.

« Les gens ne regardent que les grands titres et les recommandations, et là, ça dit : moins de bœuf. Donc, ça va faire mal à l’industrie », déplore Ryan Beierbach.

Professeur en distribution et politiques agroalimentaires à l’Université Dalhousie, Sylvain Charlebois abonde dans le même sens.

« On va de l’avant avec la science et c’est important, mais il ne faut pas oublier qu’il y a des traditions culinaires au Canada. On ne peut pas tout rejeter tout d’un coup et passer à autre chose », explique-t-il en conférence devant l’assemblée générale des éleveurs.

Il explique que l’industrie canadienne du bœuf devra moderniser son image. Il suggère de s’allier à d’autres secteurs, comme celui des protéines végétales qui séduisent de plus en plus de consommateurs sur la planète.

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