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Les propriétaires ne se protègent pas assez contre les changements climatiques

Un résident de Rigaud transporte ses effets personnels le 7 mai 2017.
Selon les climatologues, les conditions météorologiques extrêmes, dont les inondations, deviendront plus courantes à mesure que les températures se réchaufferont. Photo: Reuters / Christinne Muschi
La Presse canadienne

Les Canadiens ne cherchent pas à protéger leurs maisons contre les événements catastrophiques rendus plus fréquents par les changements climatiques, selon une étude nationale réalisée par l'Université de Waterloo.

Les climatologues ont lancé depuis longtemps le signal d'alarme : les conditions météorologiques extrêmes, dont les inondations, deviendront plus courantes à mesure que les températures se réchaufferont.

Le Bureau d'assurance du Canada indique que les réclamations d'assurance attribuables aux conditions météorologiques extrêmes ont plus que doublé depuis les années 1980.

Selon l'étude réalisée par l'Université de Waterloo, les sommes versées aux victimes s'élevaient en moyenne à 405 millions de dollars de 1983 à 2008. Depuis, les paiements ont quadruplé pour atteindre 1,8 milliard de dollars, principalement en raison des inondations.

Ces calculs n'ont pas été gonflés par la hausse des prix des propriétés.

« Toutes ces données tiennent compte de l'inflation et de la création de la richesse, a souligné le coauteur de l'étude, David Felmate. Il s'agit d'une augmentation réelle du montant d'argent versé. »

Parallèlement, l'étude a révélé qu'un grand nombre de Canadiens sont vulnérables aux inondations. Selon elle, environ 1,7 million de ménages, soit environ 20 % de la population canadienne, courent ce risque.

Les travaux peuvent être coûteux. Le coût moyen des dégâts causés par les inondations dans la région du Grand Toronto par propriétaire est estimé à 43 000 $.

Et pour certains, l'assurance est hors de portée.

Les gens peuvent de moins en moins obtenir une assurance pour leur maison, car ils ont subi une ou plusieurs inondations ou vivent dans une zone désignée à haut risque. Les primes que leur facturent les assurances sont trop onéreuses pour eux.

David Felmate, coauteur de l'étude

De l'aide peu utilisée

Mais les ménages ne font pas tout ce qui est en leur pouvoir pour se protéger et protéger leur maison, même lorsque des subventions sont disponibles pour des mesures telles que les pompes de puisard.

« La demande pour ces subventions est assez faible, a déploré une autre coauteure, Natalia Moudrak. En moyenne, dans l'ensemble du Canada, on utilise moins de 10 % de l'enveloppe disponible, même dans les zones les plus touchées par les inondations. »

M. Felmate explique que beaucoup de programmes sont déroutants et difficiles à appliquer, bien qu'il ait reconnu que ces problèmes sont souvent réglés par les municipalités.

Le rapport indique des moyens simples et peu coûteux de mieux protéger les maisons contre les inondations. L'installation d'une pompe de puisard avec alimentation de secours est l'un des meilleurs choix, indique-t-il. Les vannes de retenue peuvent empêcher les mauvais débits provenant des réseaux d'égout surchargés de pénétrer dans les sous-sols.

Le rapport recommande aussi de se promener autour de la maison par temps de pluie pour voir comment et où l'eau s'écoule. Il faut aussi empêcher les feuilles de boucher les drains de la rue.

« Les propriétaires doivent jouer un rôle plus actif pour se protéger », a déclaré Mme Moudrak.

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