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L’ingérence politique nuit à Énergie NB

La vérificatrice générale Kim MacPherson, du Nouveau-Brunswick.
La vérificatrice générale Kim MacPherson a présenté son rapport aux membres de deux comités législatifs à Fredericton. Photo: CBC/Jacques Poitras
Radio-Canada

L'ingérence politique dans la fixation des tarifs d'électricité nuit à Énergie Nouveau-Brunswick et représente un risque pour les finances publiques. La vérificatrice générale de la province, Kim MacPherson, a lancé cette mise en garde aux politiciens, réunis mercredi à Fredericton.

Les politiciens ont l’habitude de limiter la hausse des tarifs d’électricité, mais cela pourrait coûter très cher à long terme, selon la vérificatrice générale du Nouveau-Brunswick.

Chaque fois que le gouvernement intervient dans la fixation des tarifs d'électricité, cela soulève la question de l'indépendance d'Énergie Nouveau-Brunswick, dit-elle.

Kim MacPherson souligne au moins cinq interventions politiques depuis 2006 pour contrôler les tarifs d'électricité.

Il y a par exemple eu le gel des tarifs pour trois ans promis en campagne électorale en 2010 par le conservateur David Alward et mis en place par la suite.

David Alward, Consul général du Canada à BostonDavid Alward, ancien premier ministre progressiste-conservateur du Nouveau-Brunswick. Photo : Radio-Canada

Plus récemment, c'était au tour du chef libéral Brian Gallant de promettre un gel des tarifs lors de la campagne électorale de 2018. On ne peut pas continuellement demander aux gens du Nouveau-Brunswick de payer plus, disait-il.

Brian Gallant, chef du Parti libéral, en point de presse.L'écart entre les libéraux et les conservateurs diminue de jour en jour, selon les récents sondages. Photo : Radio-Canada / Michel Corriveau

Mais quand les politiciens réduisent les hausses de tarifs, cela réduit également les revenus d'Énergie NB et, par conséquent, sa capacité de rembourser sa dette et de payer pour l'entretien de son réseau.

Si cette ingérence se poursuit, prévient la vérificatrice, il faudra ni plus ni moins fusionner les finances d'Énergie NB avec celles de la province. Cela ajouterait près de cinq milliards de dollars à la dette de la province, ajoute-t-elle.

L'actuel ministre des Finances, Ernie Steeves, assure toutefois que le gouvernement ne suivra pas l'exemple de ses prédécesseurs. Il soutient que le premier ministre progressiste-conservateur, Blaine Higgs, n’entend pas s’ingérer dans les affaires d’Énergie NB.

D’après un reportage de Michel Corriveau

Nouveau-Brunswick

Politique provinciale