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Crise « mortelle » du logement à Toronto : des organismes réclament l’état d’urgence

Des vélos portent des fleurs et des panneaux protestant contre l'insécurité des sans-abris.

« Plus de morts de sans-abri », peut-on lire, en anglais, sur cette pancarte.

Photo : Radio-Canada / Vedran Leisic

Radio-Canada

La Coalition ontarienne contre la pauvreté (OCAP) dénonce le manque de place dans les refuges et demande au maire de Toronto de déclarer l'état d'urgence, alors que trois sans-abri sont morts en l'espace de sept jours dans la Ville-Reine.

Plusieurs groupes anti-pauvreté se sont rassemblés jeudi dans une ruelle du centre-ville de Toronto, là où une femme sans-abri a été retrouvée morte après avoir été happée par un camion à ordures, tôt mardi matin.

Selon eux, la déclaration de l’état d’urgence permettrait d'obtenir une aide financière immédiate du provincial et du fédéral, de mettre fin à la crise du logement et, par conséquent, aux morts de personnes sans-abri.

On est vraiment fatigué, on est écoeuré du fait que la Ville, la province et le gouvernement fédéral refusent de poser des gestes concrets aujourd’hui, a lancé Gaétan Héroux, travailleur social et membre d'OCAP.

Gaétan Héroux s'exprime depuis la rue, devant plusieurs micros des médias, entouré d'activistes.

Gaétan Héroux, membre de la Coalition ontarienne contre la pauvreté, réclame au maire John Tory de déclarer l'état d'urgence concernant la crise des logements à Toronto.

Photo : Radio-Canada / Vedran Leisic

La Coalition réclame l’ajout de 2000 lits et de logements à loyer indexé sur le revenu.

Selon elle, les près de 4000 logements abordables que la Ville planifie de construire au cours de la prochaine décennie ne répondent pas aux besoins urgents des plus démunis de la société.

Demain, c’est loin.

Gaétan Héroux, membre, Coalition ontarienne contre la pauvreté

L'OCAP regrette également l'avis d'éviction des autorités sommant les itinérants ayant élu domicile dans des tentes sous l'autoroute Gardiner ou sur les trottoirs de la ville de quitter leur abri de fortune.

Le maire John Tory a, pour sa part, répondu que son plan pour des logements abordables est un élément important pour améliorer la situation.

Avec les informations de Lyne-Françoise Pelletier

Toronto

Politique municipale