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Gala Trille Or : Les « douze travaux » d’Ariane M. Lemire

Un album d'un disque compact est devant un mur rouge. Sur la pochette, une femme a le dos nu et des plumes volent au vent.
L'album Je deviens le loup d'Ariane Mahrÿke Lemire s'est distingué grâce à ses arrangements musicaux Photo: Radio-Canada / Lyssia Baldini
Valécia Pépin

L'album  Je deviens le loup  de l'auteure-compositrice-interprète Ariane Mahrÿke Lemire est en nomination dans la catégorie prise de son et mixage, à l'occasion du 10e Gala Trille Or.

L’association des professionnels de la chanson et de la musique APCM présente son gala bisannuel. L’organisme souhaite célébrer la musique franco-canadienne. Pour ce faire, 76 artistes sont en nomination dans 29 catégories différentes.

Ariane M. Lemire a fait le choix de travailler avec le producteur canadien Don Benedictson pour la mise en forme de son album Je deviens le loup.

Don a travaillé d’arrache-pied sur mon album, afin de trouver le son que je voulais.

Ariane M. Lemire, artiste
Ariane est debout sur une scène, elle chante et joue de la guitare.L'artiste Ariane Mahrÿke Lemire lors d'un spectacle à Edmonton au Needle Vinyl Tavern. Photo : Radio-Canada / Lyssia Baldini

La compositrice-interprète explique que l’instrumental est beaucoup plus poussé, les arrangements sonores aussi. Elle ajoute du même souffle que le mixage et la révision de l’album ont pris beaucoup de temps. 

Ariane M. Lemire ne cache pas qu’elle aurait préféré être en nomination pour l’album de l’année.

J’ai tout donné pour cet album.

Ariane M. Lemire, artiste

Comme beaucoup d’artistes, la nommée a été seule pour tout faire. Elle a été confrontée à plusieurs défis durant la production de l’album. Étant donné qu’elle ne fait pas partie d’un groupe de musique, elle a dû payer tous les musiciens qui ont participé à l'album et tous les instruments utilisés lors des séances d’enregistrement. Elle a dû aussi payer les coûts de ses nombreux voyages entre Montréal, Edmonton et Winnipeg. L’album a coûté environ 40 000 $ à produire.

Pochette d'album sur un fond bleuAriane Mahrÿke Lemire aimerait produire un vidéo-clip pour chaque chanson de son album Je deviens le loup. Photo : Radio-Canada / Lyssia Baldini

L’artiste franco-albertaine d’origine fransaskoise affirme qu’une nomination au gala Trille Or a des avantages et des inconvénients.

D’une part, je n’ai jamais vraiment aimé ce genre de gala, parce que je trouve que c’est plate d’être en compétition avec mes collègues et les gens avec qui j’aime travailler et que je veux soutenir. D’une autre part, veut veut pas, c’est l’industrie et puis une nomination comme celle-là, ça aide à donner une nouvelle vie à l’album et à lui redonner de la publicité.

Ariane M. Lemire, artiste

L’artiste poursuit en expliquant que ça aide beaucoup à obtenir des subventions lorsqu'un album est reconnu par l’industrie.

Pas facile de vendre sa musique

C’est arrivé assez rapidement, mais le gens ont arrêté d’acheter des albums”. Ariane M. Lemire mentionne qu’elle a vendu quatre albums la fin de semaine dernière et que cela équivalait à 40 albums il y a de ça quelque années. 

La distribution numérique pour sa part ne rapporte pas beaucoup d’argent aux artistes. Spotify, entre autres, paie l’artiste 0,007$ par écoute.

Le bon côté des choses, c’est que si tu réussis à te faire placer sur une liste de chansons et qu’elle devient virale avec des milliers d’écoutes, là ça devient possible d’en voir les retombées , partage l'artiste.

La radio satellite est, selon elle, une autre façon de faire un peu d’argent.

« Moi j’ai été chanceuse, parce que j’ai réussi à placer mon album Je deviens le loup sur la radio satellite et ça a fait en sorte que j’ai pu récupérer presque la moitié de ce que j’avais investi dans l’enregistrement. »

Ariane Mahrÿke LemireAriane Mahrÿke Lemire en test de son à Saint-Élie-de-Caxton, au Québec Photo : Allan Hurd

Comment appuyer les artistes

Mme Lemire suggère au public et aux passionnés de la musique de tout simplement sortir et d’assister à des spectacles. Elle ajoute que le fait de se procurer les produits d’un artiste signifie beaucoup plus qu’un simple achat de disque ou de chandail, par exemple.

C’est un investissement qui est fait dans la carrière de l’artiste et dans la possibilité que cet artiste continu de faire de la musique., explique l'auteure-compositrice-interprète.

L'artiste franco-albertaine propose également une idée originale afin de mieux appuyer les artistes. Elle suggère de mettre en boucle l’album de l'artiste qu'on aime sur YouTube, sur Spotify, etc. Tout ça dans le but de faire grimper les chiffres de l'artiste et de faire en sorte que sa cote de référencement augmente. Les chansons de l'artiste seraient ainsi davantage suggérées aux utilisateurs de la plateforme.

En savoir plus sur l'Association des professionnels de la chanson et de la musique (APCM) :

L'APCM est une pionnière en distribution, dans l’univers de la musique francophone. L’organisme a vu le jour en Ontario et contribue au développement des artistes, depuis 1990.

En 1997, l’organisme vient en aide aux artistes francophones de l’Ouest canadien. N’ayant pas de distributeurs musicaux francophones, dans leurs régions, les artistes n’avaient pas accès aux bourses et subventions.

L'APCM est donc devenue le seul distributeur pour les artistes francophones hors Québec. Son but est de stimuler, de faire croître et de donner un soutien à l’industrie de la musique des artistes francophones.

Alberta

Arts de la scène