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Notre-Dame-du-Nord s'oppose aussi au registre des armes à feu

Un étalage de fusils de chasse chez un marchand
Un étalage de fusils de chasse chez un marchand Photo: Radio-Canada
Tanya Neveu

Après les élus de la municipalité de La Motte en Abitibi, ceux de Notre-Dame-du-Nord, au Témiscamingue, joignent aussi le mouvement de protestation à l'égard du registre des armes à feu.

Une résolution a été adoptée le 14 janvier s'opposant ainsi à la Loi sur l'enregistrement des armes à feu du Québec. Jusqu'à maintenant, quelques municipalités au Québec ont adopté des résolutions contre le registre des armes à feu.

Pour sa part, Notre-Dame-du-Nord a reçu une pétition initiée par des chasseurs de la municipalité et des environs. Elle se dit à l'écoute de ceux-ci comme l'explique le maire, Nico Gervais.

On a regardé ça en long et en large. D'autres villes au Québec se sont opposées aussi. On a regardé les autres résolutions et nous sommes allés dans le même sens. C'est surtout pour que ces sous-là soient investis en santé mentale, précise-t-il.

La Municipalité ajoute, dans sa résolution, que la mise en place de ce registre n'apporte aucune mesure de sécurité concrète pour « combattre l'importation, la fabrication et la possession d'armes illégales ». Elle invite d'ailleurs les autres municipalités de la province à emboîter le pas.

Mouvement de protestation au Témiscamingue, comme ailleurs

À quelques jours de la date limite pour enregistrer les armes à feu, des protestataires au registre manifestent leur mécontentement.

Un nouveau groupe a fait son apparition sur Facebook sous le libellé Témiscamiennes et Témiscamiens s'opposant au registre. Ce groupe a été formé pour montrer à la députée de Rouyn-Noranda/Témiscamingue « qu'elle va à l'encontre de la volonté de ses électeurs ». L'administrateur du groupe, Pascal Bibeau, souhaite créer un mouvement de masse.

Le but de ce groupe-là, c'est de s'unir pour avoir une voix plus forte parce que les tentatives individuelles de communication avec notre députée ont essuyé des fins de non-recevoir. En s'unissant et en se regroupant, on devrait pouvoir faire passer notre message d'opposition au registre. Tout ça dans le respect, explique-t-il.

Dans une vidéo diffusée cette semaine, Émilise Lessard-Therrien se montre elle-même avec son arme et demande aux propriétaires d'enregistrer leurs armes à feu.

La députée soutient que les groupes d'opposition ont eu l'occasion de se prononcer lors des consultations du précédent gouvernement au printemps 2016.

Il y a tout un processus démocratique qui entoure la mise en place de ce registre. Je n'entends pas revenir sur ce processus-là, insiste-t-elle.

Elle ajoute que le registre des armes à feu est un outil de prévention.

Abitibi–Témiscamingue

Politique municipale