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L'arrivée d'Yves-François Blanchet à la tête du Bloc québécois saluée en Abitibi-Témiscamingue

Yves-François Blanchet au lendemain de l'annonce de son couronnement comme chef du parti, de passage dans le studio télé de Radio-Canada à Trois-Rivières

Yves-François Blanchet vient d'être couronné chef du Bloc québécois.

Photo : Radio-Canada / Josée Duchame

Boualem Hadjouti

L'arrivée d'Yves-François Blanchet à la tête du Bloc québécois réjouit plusieurs membres du parti en Abitibi-Témiscamingue. Yves-François Blanchet a été élu sans opposition et succède à Martine Ouellet, qui a démissionné avec fracas, en juin dernier, au terme d'une crise où sept députés avaient abandonné le parti.

L'ex-député bloquiste d'Abitibi-Témiscamingue, Marc Lemay, salue l'arrivée du nouveau chef.

Il s'attend toutefois à un travail de restructuration du parti dans plusieurs régions.

Yves-François est quelqu'un de très compétent qui connaît les dossiers du Québec par cœur. Pour moi, il devrait être un très bon chef, dit-il. Mais c'est clair qu'il aura un travail à faire au sein des circonscriptions, parce que depuis les événements qui ont entouré le départ de Martine Ouellet, plusieurs organisations ont vraiment périclité, pour ne pas dire qu'il n'y a presque plus d'organisations dans plusieurs comtés au Québec.

Le président de la circonscription d'Abitibi-Témiscamingue, Christian Rivard, croit que le nouveau chef saura unifier les rangs du parti et affronter la prochaine élection fédérale.

On a un [chef] qui va pouvoir faire des gains politiques dans les prochaines années. C'est quelqu'un qui connaît ses dossiers, qui a du caractère, de la fougue, de très articulé, mentionne Christian Rivard.

Je pense qu'il sera capable de parler aux gens, au peuple et les gens vont l'entendre. Ça va être plus facile de rassembler les bloquistes et membres sympathisants du bloc qui, depuis quelques années, ne savent pas trop où le Bloc allait, ça risque de les rassurer, dit-il.

Le président de l'association d'Abitibi-Baie-James-Nunavik-Eeyou, Yvon Lévesque, croit pour sa part que le nouveau chef va rétablir la crédibilité du parti.

Un congrès qui n'est pas le bienvenu

Le Bloc québécois prévoit par ailleurs tenir un congrès vers la fin février ou au début mars.

Le candidat à la direction du Bloc québécois Yves-François Blanchet entouré de députés et partisans.

Le candidat à la direction du Bloc québécois Yves-François Blanchet entouré de députés et partisans.

Photo : Radio-Canada

L'ex-député et président régional du parti est d'avis qu'il n'est pas dans l'intérêt du Bloc de tenir ce rendez-vous, au risque de diviser encore une fois le parti.

Il y a un congrès de prévu sur la refondation du bloc, ce que je désapprouve, dit-il. Parce que je crois qu'un congrès doit être tenu dans une période beaucoup plus propice à ce qui est après une élection, entre deux mandats, où les troupes sont plus motivées et où les finances se portent toujours mieux.

Par ailleurs, Yvon Lévesque confirme que cette année sera sa dernière comme responsable régional du Bloc québécois.

Il compte quitter ses fonctions au sein du parti et consacrer plus de temps à sa famille.

Abitibi–Témiscamingue

Politique fédérale