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Un perroquet tué durant un épisode de violence conjugale

Frédérick Pageau
Frédérick Pageau Photo: Facebook de Frédérick Pageau
Yannick Bergeron

Un homme de Lévis accusé de violence conjugale sur deux femmes aurait tué le perroquet de l'une d'elles, lors d'un accès de colère.

« Ce n'est pas un article [du Code criminel] qu'on voit souvent », a souligné Me Matthieu Rochette lors de l'audience sur la remise en liberté de Frédérick Pageau, mercredi.

Le procureur de la poursuite a relaté au tribunal de nombreux épisodes de violence que l'homme de 39 ans aurait fait subir à ses anciennes flammes.

« Lors de l'une de ses colères, il va même tuer le perroquet qui appartient à Madame en le lançant de toutes ses forces au sol », a rapporté Me Rochette.

Pageau a d'abord été arrêté en juillet 2017, après une première série d'événements.

L'homme est accusé d'avoir volontairement tué un oiseau, de voies de fait, parfois armées, et de menaces de mort sur ses ex-conjointes.

Clavicule fracturée

Sa conjointe de l'époque s'était réfugiée chez des amis pendant cinq jours pour échapper aux attaques présumées de Pageau, avant de retourner le voir. Il l'aurait alors convaincue de rester chez lui pour la nuit.

Selon les allégations de la poursuite, une nouvelle chicane aurait éclaté au cours de laquelle l'homme aurait projeté la plaignante au sol.

« Il la relève et lui dit : “T'as pas mal.” Elle pensait mourir. Madame s'est rendue le lendemain à l'hôpital avec son frère, où le médecin va diagnostiquer une fracture de la clavicule droite », a étayé le procureur de la poursuite.

Le jeune avocat porte une barbe et répond aux questions de journalistesMe Matthieu Rochette, procureur de la poursuite Photo : Radio-Canada

La victime a par la suite porté plainte à la police, disant que Pageau pouvait se montrer violent, physiquement et verbalement, lorsqu'il consommait de l'alcool et de la cocaïne.

Deuxième plaignante

Selon les allégations de la poursuite, le manège se serait répété avec une nouvelle conjointe, alors que Frédérick Pageau profitait d'une liberté sous conditions en attendant son procès.

L'année 2018 aurait été particulièrement pénible pour sa nouvelle flamme. « Il l'injurie et ses colères sont de plus en plus fréquentes et violentes », a exposé Me Rochette, de la poursuite.

Mordue au visage

Le 12 décembre, il explose, selon Me Rochette. Pageau aurait mordu sa conjointe au visage, tout près de l'œil.

Le procureur de la poursuite a exhibé au juge une photo de la plaignante qui montre un œil tuméfié.

Le 7 janvier, irrité par un commentaire de sa conjointe, Pageau aurait tout détruit dans la chambre à coucher avant de prendre la femme au collet.

« Il lui crie qu'il va la tuer et elle le croit », a rapporté l'avocat de la poursuite.

Après avoir reçu des objets à la tête, la femme a décidé de dénoncer Frédérick Pageau à la police.

Bâton de baseball

« Depuis les événements, elle dort avec un bâton de baseball », a mentionné Me Rochette, qui s'est opposé à la remise en liberté de l'accusé pour assurer la sécurité des présumées victimes.

Le juge Sébastien Proulx lui a donné raison. Il a ainsi balayé du revers de la main la demande de Pageau qui voulait quitter la prison afin de suivre une thérapie pour traiter ses dépendances, tout en continuant à travailler.

Il reviendra devant un juge dans deux semaines pour la suite des procédures.

Québec

Justice et faits divers