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Un survivant des pensionnats autochtones réclame une enquête sur le Barreau de l’Ontario

Portrait d'un homme autochtone.
Garnet Angeconeb est un survivant des pensionnats autochtones et un militant de longue date pour la justice sociale. Photo: Garnet Angeconeb
Radio-Canada

Garnet Angeconeb, un militant pour la justice sociale, demande au ministère de la Justice du Canada d'enquêter sur le Barreau de l'Ontario, qui a examiné la conduite de l'avocat de Kenora Doug Keshen, accusé par plus d'une douzaine de survivants des pensionnats autochtones d'avoir mal traité leurs demandes de règlement.

L’enquête du Barreau sur Me Keshen s’est terminée en avril 2017 lorsque les deux parties se sont entendues pour que le travail de l’avocat soit étroitement surveillé à l’avenir, sans autre sanction.

M. Angeconeb n’est pas lui-même un de ceux qui ont porté plainte contre Me Keshen, mais il connaît bien quelques-uns des survivants impliqués.

Une enquête de Justice Canada sur le Barreau apporterait quelques réponses qui n’ont jamais été claires pour les survivants, explique M. Angeconeb, notamment les raisons qui ont mené à l'arrêt soudain des audiences sur le cas de Me Keshen.

M. Angeconeb affirme qu’il a envoyé fin 2018 une lettre contenant ses préoccupations à Judy Wilson-Raybould, alors ministre de la Justice, ainsi qu’aux deux ministères fédéraux responsables des affaires autochtones.

Des victimes « blessées »

En 2014, le cabinet d'avocats Keshen et Major, de Kenora, a été soupçonné d’avoir facilité des prêts à intérêts élevés pour ses clients auprès de bailleurs de fonds et d’avoir récupéré de l’argent directement des procédures de règlement des autochtones.

Trois femmes tenant des pancartes avec des slogans.Trois femmes autochtones manifestant devant le bureau de l'avocat Doug Keshen, en 2014. Photo : Darlene Necan/Facebook

La décision du Barreau de l'Ontario concernant Me Keshen n’a pas plu aux présumées victimes, qui se sont senties de nouveau victimisées.

Quand le barreau laisse tomber les plaignants, que pouvons-nous faire?

Garnet Angeconeb

L'affaire avait mené à la nomination de l’ancien chef national de l’Assemblée des Premières Nations Ovide Mercredi à la tête d’un groupe de huit personnes pour réviser les pratiques du Barreau de l’Ontario avec les Autochtones.

Ovide Mercredi, ancien chef de l’Assemblée des Premières Nations, lors d'une conférence. Le comité dirigé par Ovide Mercredi a fait neuf recommandations au Barreau de l’Ontario pour changer la façon dont il dessert la communauté autochtone. Photo : Radio-Canada / Jean-Loup Doudard

Le Barreau de l’Ontario n’a pas accepté une demande d’entrevue pour réagir aux propos de M. Angeconeb, mais un porte-parole a indiqué dans un courriel que l’organisme continue de mettre en œuvre les recommandations de M. Mercredi.

Avec les informations de CBC

Nord de l'Ontario

Procès et poursuites