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Pacte de suicide : pas d’accusations contre les aînés

Photo: getty images/istockphoto / dszc
Radio-Canada

Il n'y aura pas d'accusations dans l'affaire du pacte de suicide impliquant un couple de personnes âgées de Chicoutimi. Le 5 janvier dernier, l'homme de 85 ans et la femme de 81 ans, en couple depuis 65 ans, avaient absorbé des quantités importantes de médicaments.

Ils avaient dû être hospitalisés.

La dame, qui souffre d'alzheimer, aurait profité d'une période de lucidité pour demander à son conjoint de mettre fin à leurs jours.

Après avoir absorbé les médicaments, l'homme aurait changé d'idée puis appuyé sur le bouton d'urgence du centre d'hébergement.

L'avocat de l'octogénaire, Charles Cantin, se réjouit qu'aucune accusation criminelle ne soit portée dans cette affaire. Il dit avoir collaboré avec le procureur des poursuites criminelles et pénales pour lui permettre d'avoir tous les éléments permettant de déjudiciariser le geste de son client.

C’est une décision où la compassion et la compréhension d’une situation l’ont emporté sur une simple analyse froide et placide.

Charles Cantin, avocat

Charles Cantin voit dans cette décision une preuve que le système judiciaire peut s’adapter aux situations humaines tout comme juridiques.

Repenser l’aide aux aînés

Pour le directeur régional de la Fédération de l’âge d’or du Québec, Patrice St-Pierre, la tournure des événements doit amener les centres pour personnes âgées à réfléchir.

Il faut apprendre de cette situation et mieux informer la clientèle pour leur rendre accessibles les ressources, qui étaient présentes, mais que les gens n’ont pas nécessairement vues, croit-il.

De son côté, Michael Bourget du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) rappelle que ce pacte de suicide est tout de même une infraction criminelle.

C’est du cas par cas. Ici, je considère que c’est un dossier de services sociaux et de soins médicaux, a-t-il conclu.

Saguenay–Lac-St-Jean

Justice et faits divers