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Une Ontarienne reconnue coupable d'une attaque terroriste dans un Canadian Tire

Une illustration judiciaire montre l'accusée, Rehab Dughmosh, assistée d'une interprète en langue arabe durant son procès.
Rehab Dughmosh assistée d'une interprète en langue arabe en cour Photo: Radio-Canada / Pam Davies
Jean-Philippe Nadeau

À Toronto, Rehab Dughmosh a été reconnue coupable jeudi de quatre accusations relativement à l'attaque terroriste du 3 juin 2017 dans un magasin Canadian Tire dans l'est de la métropole. L'attaque au couteau et au bâton de golf n'avait fait aucun blessé grave.

Le procureur fédéral, Jason Wakely, dit qu'il n'est pas surpris par le verdict du jury dans la mesure où la femme de 34 ans avait admis les faits dès l'ouverture de son procès, hier, mercredi.

Il rappelle que Rehab Dughmosh ne pouvait plaider coupable, parce qu'elle ne reconnaît pas l'autorité de la justice canadienne.

La terroriste n'avait d'ailleurs aucun avocat. Elle a été reconnue coupable sur l'admission des faits et non sur des témoignages incriminants et des pièces à conviction.

Rehab Dughmosh avait notamment avoué qu'elle avait agi au nom du groupe armé État islamique, qu'elle avait tenté de rejoindre sans succès en avril 2016 en Syrie.

On voit le procureur fédéral Jason Wakely en train de parler à la presse au palais de justice de Toronto.Le procureur fédéral Jason Wakely s'adresse aux médias après la tombée du verdict au palais de justice de Toronto. Photo : Radio-Canada / Jean-Philippe Nadeau

À l'époque, les autorités turques l'avaient renvoyée au Canada mais la GRC avait clos l'enquête, parce que la femme avait dit qu'elle voulait aller voir sa famille. La Couronne soutient qu'elle n'a rien à reprocher aux autorités canadiennes. La GRC a fait son travail, elle ne pouvait savoir ce que nous savons aujourd'hui, explique Me Wakely.

Outre son intention de se joindre à un groupe terroriste, la Torontoise était accusée de fabrication et de possession d'armes et d'agression armée. Rehab Dughmosh risque une peine maximale de 10 ans pour l'accusation de terrorisme et de 14 ans pour celles reliées à l'attaque dans le Canadian Tire.

Le procureur fédéral Wakely dit que la Couronne a besoin d'attendre les résultats d'une éventuelle évaluation psychiatrique avant de se prononcer à ce sujet. Le groupe armé État islamique continue de recruter sur Internet des sympathisants, le châtiment devra donc être dissuasif.

L'audience pour la détermination de la peine aura lieu lundi, le 21 janvier. La juge Forestell, de la Cour supérieure de l'Ontario, a laissé entendre qu'elle allait peut-être demander un examen psychiatrique. Elle a demandé à la Couronne et à l'amie de la cour nommée dans cette cour, Ingrid Grant, de lui soumettre au préalable des avis à ce sujet.

Une femme à la sortie de la courL'amie de la cour, Ingrid Grant, l'avocate qui a été nommée pour assister Rehab Dughmosh. Photo : Radio-Canada

Rehab Dughmosh n'y a vu aucune objection lorsque la juge lui en a suggéré l'idée par l'intermédiaire de son interprète. Mme Dughmosh, qui a deux enfants, a déjà subi une première évaluation psychiatrique qui avait conclu qu'elle était apte à subir son procès.

Toronto

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