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Yves-François Blanchet veut rallier la Montérégie au Bloc québécois

Yves-François Blanchet parle à la caméra.
Le nouveau chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, prévoit faire des gains en Montérégie lors de la prochaine campagne électorale fédérale. Photo: Radio-Canada
La Presse canadienne

L'ancien ministre péquiste Yves-François Blanchet, couronné chef du Bloc québécois, veut rallier la grande région de la Montérégie derrière le Bloc québécois.

Le nouveau chef du parti fédéral prévoit annoncer sous peu la circonscription où il entend présenter sa candidature à l'élection générale prévue cet automne.

Sans vouloir confirmer son choix, il a déclaré à La Presse canadienne qu'il visait une région où sa candidature pourrait « rayonner sur les circonscriptions voisines ».

« Il y a de fortes chances que ce soit sur la Rive-Sud de Montréal, Rive-Sud ou Montérégie », a-t-il précisé.

Du même coup, M. Blanchet a écarté la possibilité de briguer les suffrages dans le Centre-du-Québec ou la Mauricie, lui qui a représenté les électeurs de Drummond, puis de Johnson, dans la région de Drummondville.

« Je connais assez de monde en Mauricie et au Centre-du-Québec pour avoir de très intéressantes candidatures », a-t-il souligné.

À environ neuf mois d'un scrutin fédéral, le Bloc a du pain sur la planche et son nouveau chef veut se faire entendre sur toutes les tribunes pour marquer la différence de son parti.

Quand on vote, c'est seulement pour les intérêts du Québec, on n'a pas de considération pour le pétrole albertain ou la finance de Toronto.

Yves-François Blanchet, chef du Bloc québécois

Parmi ses autres priorités, Yves-François Blanchet prévoit faire une tournée des régions pour s'assurer de miser sur des organisations solides et bien nanties financièrement.

« Je ne veux pas qu'on commence la période électorale avec moins de moyens financiers que nos adversaires », soutient-il en se réjouissant de l'absence de dette du parti et d'une bonne performance en récolte de dons au mois de décembre.

Seul candidat en lice

Le président d'élection de la course à la direction du Bloc québécois, Pierre Bouchard, a fait l'annonce du couronnement dans la nuit de mercredi à jeudi.

Au terme de la période de mise en candidature de deux mois qui prenait fin à minuit, M. Blanchet avait déposé la seule candidature valide.

« À la fin de la période de mise en candidature, je n'ai reçu qu'une seule candidature qui répond à toutes les conditions prescrites aux règles de la course à la chefferie du Bloc québécois, je déclare donc monsieur Yves-François Blanchet élu chef du Bloc québécois », a-t-il écrit dans un bref communiqué.

M. Blanchet, qui est âgé de 53 ans, a été ministre de l'Environnement dans le gouvernement de Pauline Marois de décembre 2012 à avril 2014. Il a par la suite collaboré à l'émission télévisée d'affaires publiques Les Ex jusqu'à l'annonce de sa candidature à la direction du Bloc québécois le 26 novembre dernier.

Avant de faire le saut en politique, M. Blanchet était connu dans le monde artistique, notamment comme gérant du chanteur Éric Lapointe et comme président de l'Association québécoise de l'industrie du disque, du spectacle et de la vidéo (ADISQ).

Dans un texte publié sur le site du parti faisant état de sa vision, M. Blanchet écrit être candidat pour promouvoir « inlassablement » l'indépendance du Québec et afin de « gagner le Québec et gagner pour le Québec ».

Selon le site du parti, l'ingénieur Jean-Jacques Nantel a été la seule autre personne à avoir demandé un bulletin de mise en candidature. Il n'aurait donc pas été en mesure de répondre aux conditions minimales fixées par le parti.

Pour qu'une candidature soit valide, elle devait notamment être accompagnée des signatures de 500 membres en règle du parti et d'un chèque pour frais d'inscription d'au moins 7500 $.

Les règles mises en place par la formation souverainiste précisent que les signatures devaient provenir d'au moins 15 circonscriptions et que chacune d'elles devait en présenter au moins 20.

La course à la direction du Bloc québécois a dû être déclenchée à la suite de la démission tumultueuse de Martine Ouellet, en juin dernier, au terme d'une crise où sept députés avaient claqué la porte du parti.

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