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Yves-François Blanchet devient le nouveau chef du Bloc québécois

Yves-François Blanchet s'adresse à la caméra.

L'ancien ministre péquiste Yves-François Blanchet est devenu chef du Bloc québécois.

Photo : Radio-Canada

La Presse canadienne

L'ancien ministre péquiste Yves-François Blanchet a été couronné chef du Bloc québécois. Il a été la seule personne à présenter une candidature valide.

Le président d'élection de la course à la direction, Pierre Bouchard, en a fait l'annonce dans la nuit de mercredi à jeudi, au terme de la période de mise en candidature de deux mois qui a pris fin à minuit.

« À la fin de la période de mise en candidature, je n'ai reçu qu'une seule candidature qui répond à toutes les conditions prescrites aux règles de la course à la chefferie du Bloc québécois, je déclare donc M. Yves-François Blanchet élu chef du Bloc Québécois », a-t-il écrit dans un bref communiqué.

M. Blanchet, 53 ans, a été ministre de l'Environnement dans le gouvernement de Pauline Marois de décembre 2012 à avril 2014. Il a par la suite collaboré à une émission télévisée d'affaires publiques jusqu'à l'annonce de sa candidature à la direction du Bloc québécois, le 26 novembre dernier.

Avant de faire le saut en politique, M. Blanchet était connu dans le monde artistique, notamment comme gérant du chanteur Éric Lapointe et comme président de l'Association québécoise de l'industrie du disque, du spectacle et de la vidéo (ADISQ).

Dans un texte publié sur le site du parti faisant état de sa vision, M. Blanchet écrit être candidat pour promouvoir « inlassablement » l'indépendance du Québec et afin de « gagner le Québec et gagner pour le Québec ».

Selon le site du parti, l'ingénieur Jean-Jacques Nantel a été la seule autre personne à avoir demandé un bulletin de mise en candidature. Il n'aurait donc pas été en mesure de répondre aux conditions minimales fixées par le parti.

Pour qu'une candidature soit valide, elle devait notamment être accompagnée des signatures de 500 membres en règle du parti et d'un chèque pour frais d'inscription d'au moins 7500 $.

Les règles mises en place par la formation souverainiste précisent que les signatures devaient provenir d'au moins 15 circonscriptions et que chacune d'elles devait en présenter au moins 20.

La course à la direction du Bloc québécois a dû être déclenchée à la suite de la démission tumultueuse de Martine Ouellet, en juin dernier, après une crise où sept députés avaient claqué la porte du parti.

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