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La Fédération des médecins omnipraticiens demande à ses membres de participer aux cliniques d’hiver

Un médecin est assis à son bureau et discute avec une patiente.

La Fédération des médecins omnipraticiens du Québec demande à ses membres de participer aux cliniques d'hiver mises sur pied par le gouvernement.

Photo : iStock

Davide Gentile

Alors que des cliniques d'hiver ont ouvert leurs portes cette semaine – elles ont été mises sur pied pour diminuer la pression sur les urgences des hôpitaux –, Radio-Canada a appris que la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ) demande à ses membres de participer à ces cliniques.

L'appel lancé par le président de la FMOQ est sans équivoque. « Nous vous demandons, de façon volontaire, soit de participer à une de ces cliniques, soit d'augmenter votre offre de service en sans rendez-vous. »

C'est le cœur du message envoyé hier après-midi par Louis Godin aux membres de la FMOQ. En entrevue avec Radio-Canada, il nie que cette lettre indique que la mise sur pied des cliniques d'hiver prenne du retard. Jusqu'à maintenant, « on arrive à une réponse significative », indique le Dr Godin. Il précise toutefois que ces cliniques auraient dû être idéalement mises sur pied à l’automne dernier.

La FMOQ admet que cette mesure annoncée par la ministre de la Santé Danielle McCann ne réduira pas de manière importante le temps d'attente des patients sur civière, les cas les plus lourds qui sont hospitalisés dans les urgences.

Le syndicat de médecins estime que les cas moins graves, dits ambulatoires, seront moins nombreux à se retrouver dans les urgences, ce qui va diminuer la congestion.

La lettre de la FMOQ précise que les cliniques d'hiver sont « principalement des cliniques qui existent déjà » et qu'elles devront « en général offrir des plages continues d'au moins 4 heures ». On comprend que les balises ne sont pas parfaitement claires. « Il y a toutes sortes de cas de figure », ajoute le Dr Godin en entrevue.

Louis Godin, président de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec

Louis Godin, président de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec

Photo : Radio-Canada

Des médecins craignent d'être pénalisés

Plusieurs sources consultées par Radio-Canada indiquent que l'implantation de ces cliniques n'est pas simple. Deux sources médicales de la région de Montréal indiquent que « ce sera difficile » compte tenu des conditions imposées par le ministère de la Santé et des Services sociaux.

La lettre de la FMOQ reconnaît cette situation. « Nous sommes bien conscients qu'un effort supplémentaire est demandé, alors que la plupart d'entre vous sont déjà surchargés », peut-on lire.

Des omnipraticiens craignent d'être pénalisés pour cet effort supplémentaire, disent des sources. Des modifications doivent, écrit-on, être apportées à certaines ententes avec le gouvernement. On veut entre autres éviter que les médecins soient sanctionnés s'ils n'arrivent pas à voir rapidement leurs propres patients parce qu'ils acceptent de voir des patients orphelins.

Et la question monétaire semble aussi inquiéter des membres de la FMOQ. « La rémunération qui s'appliquera s'inspire de la lettre d'entente 269. Nous vous ferons part de ces nouvelles modalités dès qu'une nouvelle entente sera conclue », peut-on lire.

La FMOQ insiste pour souligner le fait que l'approche de la ministre McCann n'est pas coercitive. « Compte tenu de la nouvelle méthode, on pense que les gens vont embarquer », conclut Louis Godin.

On ne sait pas encore dans quelle mesure l'offre de soins pourra être majorée. Mercredi, on comptait au Québec une douzaine de cliniques qui annonçait une augmentation de l'offre pour faire face aux infections hivernales.

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