•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Dépendance et santé mentale : le Manitoba doit faire mieux, selon la protectrice des enfants

Daphne Penrose, la protectrice des enfants du Manitoba, répondant aux questions du Comité permanent des affaires législatives.
Devant le Comité permanent des affaires législatives, Daphne Penrose, la protectrice des enfants du Manitoba, a soutenu qu'une meilleure coopération entre les services sociaux était nécessaire dans la province. Photo: Radio-Canada / Jeff Stapleton
Radio-Canada

La Protectrice des enfants du Manitoba, Daphne Penrose, a demandé mercredi au gouvernement provincial de venir en aide aux enfants pris en charge par les services à la famille, notamment dans les cas de dépendance, de problèmes de santé mentale ou d'exploitation sexuelle.

Daphne Penrose affirme que le manque de ressources dans les Services d’aide à l’enfance met les enfants en « danger imminent de mort » en raison de dépendances, de problèmes de santé mentale ou de risque de suicide.

« Le temps de discuter des stratégies et des prochaines étapes est passé et ces enfants ont besoin d’action aujourd’hui », a soutenu la protectrice des enfants à devant le Comité permanent des affaires législatives mercredi.

Elle note « une augmentation de la consommation de drogues, mais pas d’augmentation dans les ressources mises en place ».

Le comité étudiait mercredi les résultats des rapports des années 2016-2017 et 2017-2018 du bureau de la Protectrice des enfants.

« Il y a un manque de ressources adéquates, un manque d’éducation, de vêtements, de soins de santé, de nourriture », a énuméré le chef du parti libéral Dougald Lamont, reprenant les éléments cités dans les rapports.

Santé mentale et dépendances

Daphne Penrose soutient qu’une meilleure coopération des services sociaux doit être assurée afin de permettre une réponse multidisciplinaire.

« Chaque jour qui passe sans que quelque chose soit fait pour un enfant est un jour où un autre est mis en danger, affirme-t-elle. Parfois, ces enfants finissent par se suicider ou meurent d’une surdose accidentelle ».

Outre les services de désintoxication de courte durée, Daphne Penrose soutient qu’il n’existe aucun programme de réhabilitation acceptant les enfants avec de sévères dépendances, incluant celle à la méthamphétamine.

Elle affirme que son bureau a également reçu des plaintes concernant certains organismes, comme la Fondation manitobaine de lutte contre les dépendances, qui ne répondraient pas aux besoins particuliers des personnes fortement dépendantes à la méthamphétamine ou qui leur refuseraient l'accès aux services.

Un environnement sécuritaire

Daphne Penrose souligne également le problème de l’exploitation sexuelle des jeunes.

Elle explique que ce dernier est très difficile à combattre et qu’une bonne partie est « invisible », puisqu’il prend sa source sur internet.

Cette exploitation s’accompagne, selon elle, de problèmes de drogues, de violence et de santé mentale.

Selon la Protectrice des enfants, sans un dispositif préventif adéquat et des ressources pour intervenir tôt, les jeunes finissent par être pris en charge plus longtemps que nécessaire par les services sociaux ou se retrouvent aux mains d’un système judiciaire déjà fortement sollicité.

Manitoba

Enfance