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La nouvelle mouture de SLĀV chaleureusement accueillie à Sherbrooke

Une chanteuse berce un bébé
Un aperçu de la nouvelle mouture du spectacle SLĀV, présenté à Sherbrooke après son annulation l'été dernier. Photo: Radio-Canada

La version revue et corrigée du controversé spectacle SLĀV a été chaudement accueillie par les spectateurs sherbrookois. Les artisans de la pièce sont remontés sur scène pour la première fois mercredi soir à Sherbrooke après son annulation l'été dernier.

Les artistes ont eu droit à de chaleureux applaudissements tout au long de la pièce et à une ovation debout à la tombée du rideau au Centre culturel de l’Université de Sherbrooke.

J'ai trouvé ça incroyable, les chansons m'ont vraiment touchée, a lancé d'emblée l'une des spectatrices, Évelyne Pepin.

L’incursion de Betty Bonifassi dans l'univers des chants d'esclaves a ravi plusieurs spectateurs rencontrés à la fin du spectacle.

Il y a toutes sortes d'aspects historiques qu'on connaissait plus ou moins, ça nous les fait connaître d'une belle façon avec la musique et la chanson.

Suzanne Quénec'hdu, spectatrice

La mise en scène de Robert Lepage a aussi été louangée par le public. C'était touchant, ça vient nous chercher, a complimenté Marie-France Champoux.

Les 1400 spectateurs sherbrookois ont eu une version modifiée du spectacle qui avait d’abord été brièvement présenté l’été dernier dans le cadre du Festival international de jazz de Montréal. Parmi les changements, une choriste noire a été ajoutée à la distribution. Le texte a été retravaillé et des éléments de la mise en scène ont été revus.

Le metteur en scène Robert Lepage a d’ailleurs rencontré l'automne dernier des membres du groupe SLĀV Résistance, qui lui reprochaient la sous-représentativité des noirs dans la pièce, pour parler des correctifs apportés à son œuvre.

Certains gardent toutefois un point de vue mitigé sur SLĀV, qui a causé la controverse l'été dernier. Ses détracteurs l'ont notamment accusé de racisme et d'appropriation culturelle. Le spectacle ne comptait au départ que deux interprètes noirs sur six choristes.

C’était inégal. Il y a eu quelques grands moments et d’autres où je me demandais où ils voulaient en venir. On comprend la controverse, ça aurait été mieux que ce genre de spectacle soit entièrement chanté par des Noirs, a avoué Françoise Mercier.

On se questionnait sur la mouture d'avant, je ne vois vraiment pas c'était quoi la controverse. C'était vraiment très beau, a pour sa part affirmé Suzie Hamel.

La pièce sera aussi présentée à Saint-Jérôme, à Drummondville et à Québec.

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