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Les RLISS dans le collimateur du gouvernement de Doug Ford

Christine Elliott sourit à la caméra.
La ministre de la Santé, Christine Elliott Photo: The Canadian Press / Chris Young

Les 14 Réseaux locaux d'intégration des services de santé (RLISS) de la province pourraient bientôt être dissous et leurs responsabilités, redistribuées, selon des informations obtenues par CBC.

Des sources à Queen's Park ainsi qu'au ministère de la Santé et des Soins de longue durée affirment que le gouvernement étudie la possibilité de remplacer les 14 RLISS par cinq organismes régionaux et de transférer certaines de leurs responsabilités aux hôpitaux, aux centres de soins de longue durée ainsi qu'aux accompagnants à domicile.

Créés en 2007 sous le gouvernement de Dalton McGuinty, les RLISS gèrent les soins de santé et de longue durée d'une région déterminée.

Cette année, les 14 RLISS ont redistribué 28,5 milliards de dollars aux hôpitaux, centres de soins de longue durée et autres établissements du secteur de la santé.

Sous le gouvernement libéral de Kathleen Wynne, ils sont devenus les principaux points de contact pour toute personne à la recherche de soins à domicile ou d'un lit dans un centre de soins de longue durée.

une carte de l'Ontario divisée en 14 régionsL'Ontario compte 14 réseaux locaux d’intégration des services de santé. Photo : Réseaux locaux d’intégration des services de santé

Selon un récent rapport de la vérificatrice générale, le budget de fonctionnement des RLISS s'élève à environ 90 millions de dollars.

C'est une bureaucratie qui n'est pas parvenue à remplir son mandat, selon une source proche du gouvernement. La personne ajoute que les RLISS représentent un intermédiaire administratif de plus entre le patient et ceux qui offrent les soins et qu'ils ne rendent pas le système plus efficace.

Le Parti progressiste-conservateur a, dans le passé, critiqué les RLISS, disant que l'argent qui finance leur fonctionnement devrait plutôt être utilisé pour offrir des soins de santé.

L'impact sur le Nord et les francophones?

La porte-parole du NPD en santé, France Gélinas, ne pense pas que l'abolition des RLISS serait une grosse perte, parce que ces organisations administratives n'ont pas été selon elle la voix qu'on voulait avoir.

Cela dit, elle s'inquiète des effets que pourrait avoir une telle mesure sur les résidents du Nord de la province. De tout reconcentrer ça, pour nous les gens du Nord, le plus loin que t'es de Queen's Park, le plus qu'on a à perdre, dit-elle.

Quant à l'impact sur les francophones : il y a beaucoup d'inconnus, affirme Nadia Martins, la directrice de l'Association des francophones de la région de York (AFRY).

Selon elle, les effets de la réforme dépendront entre autres du sort que le gouvernement réservera aux entités de planification des services en français qui collaborent actuellement avec des organismes comme le sien et les RLISS pour le déploiement de soins en français.

La réponse du gouvernement

Hayley Chazan, l'attachée de presse de la ministre de la Santé Christine Elliott, indique que le gouvernement veut transformer le système de santé laissé par les libéraux, parce qu'il est fracturé et bâti pour la bureaucratie plutôt que pour les patients.

Elle ne donne pas de détails, toutefois, quant à cette transformation.

Nous collaborons avec nos partenaires dans le secteur de la santé pour élaborer une stratégie de transformation à long terme en santé, se contente-t-elle de dire.

Toronto

Politique provinciale