•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Comment traverser le pays en autocar après la fin de Greyhound dans l’Ouest?

Quatre autocars blancs sont stationnés.
Il faut compter un minimum de 200 $ pour rejoindre l'est ou l'ouest du pays depuis Winnipeg, selon les entreprises de transport Kasper et Rider Express. Photo: iStock
Julien Sahuquillo

Après l'arrêt du service dans l'Ouest du géant du transport Greyhound, il n'est plus aussi facile de relier Vancouver à Toronto en autocar. Des petites compagnies tentent de combler l'offre, et deux entreprises de transport se partagent le marché sur les trajets longues distances, peu rentables, selon elles.

Si l’entreprise Greyhound conserve son offre dans l’est, le reste du territoire doit à présent s’organiser pour combler le vide.

Kasper Wabinski est le propriétaire et fondateur de l’entreprise de voyage par autocar Kasper. Pour lui, l’arrêt de Greyhound a ouvert des portes, mais cela survient trop rapidement.

« C’est une industrie bien plus complexe que le transport aérien, reconnaît-il. Il y a énormément de logistique entre le choix des trajets, trouver les points d’arrêt et en construire parfois. Il faut aussi relier des points parfois très éloignés. »

L’entreprise Kasper propose pour l’heure une ligne reliant Winnipeg à Thunder Bay, en Ontario.

« Il faut changer à Thunder Bay et attendre la nuit pour des raisons de sécurité », précise-t-il. Ensuite, les voyageurs peuvent rejoindre White River, où l’entreprise ontarienne Ontario Northland prend le relais pour acheminer les voyageurs jusqu’à Toronto.

L’Ouest fractionné

Pour la partie plus occidentale du pays, la compagnie Rider Express tente de construire une ligne de Winnipeg à Vancouver.

Pour le moment, seuls un trajet entre Vancouver et Calgary, et un autre entre Edmonton et Regina, sont offerts.

Cliquez ici pour agrandir la carte.

« D’ici trois semaines, nous allons créer une connexion entre Edmonton et Calgary », assure Firat Uray, propriétaire de Rider Express. Il aimerait également créer une ligne entre Calgary et Winnipeg d’ici avril prochain.

« Le problème, c’est qu’il y a bien moins de passagers dans ces secteurs et que les trajets sont longs », affirme-t-il.

De l’aide pour rentabiliser les trajets

Pour Firat Uray, une aide de la part des gouvernements permettrait de soulager les compagnies de transport.

« Ça peut être une aide financière directe ou une aide pour trouver des stations d'autocar, précise-t-il. Pour l’heure, on doit trouver nous-mêmes les emplacements et louer nos terminaux. Dans un centre-ville, qui est plus intéressant pour la clientèle, cela peut monter jusqu’à 10 000 $ par mois. »

Selon Kasper Wabinski, sur de longs trajets, l'autocar ne peut pas être compétitif.

« Le voyage en autobus est plus complexe que l’avion. Il y a des problèmes d’hygiène à régler. Les gens voyagent pendant trois jours. Ils doivent pouvoir se doucher ou se laver les dents », affirme-t-il.

« Les autocars sont plus adaptés à des voyages d’un jour ou deux, maximum », conclut-il.

Manitoba

Transports