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Rivière-Héva croit que le gouvernement a revu à la baisse son nombre d'habitants

Des gens marchent en forêt, l'hiver.

La Municipalité de Rivère-Héva demande une révision de son nombre d'habitants par l'Institut de la statistique du Québec.

Photo : Facebook/Rivière-Héva/Denise Noël

Thomas Deshaies

Les élus de Rivière-Héva croient que le gouvernement sous-estime le nombre de citoyens du territoire. Ils demandent une révision du calcul qui a été effectué par l'Institut de la statistique du Québec.

Le décret de population pour l'année 2019, adopté par le gouvernement en décembre dernier, indique qu'il y a 1463 citoyens à Rivière-Héva, soit 192 personnes de moins que lors du décret de 2017.

La mairesse suppléante, Ginette Noël, croit que l'Institut de la statistique du Québec s'est trompé dans ses calculs. Nous avons eu 35 nouvelles familles cette année, s'exclame-t-elle. Nous sommes toujours en augmentation de familles et le chiffre nous apparaît donc une erreur.

La Municipalité estime qu'au contraire, sa population serait plutôt en hausse.

Un enjeu financier

Certains financements gouvernementaux sont octroyés en fonction du nombre de citoyens qui habitent dans une municipalité. Ça a un impact sur nos subventions, sur la MRC, par rapport à nos quotes-parts et tout cela, déplore Mme Noël.

La MRC de la Vallée-de-l'Or (MRCVO) a adopté une résolution mercredi matin afin d'appuyer la demande de révision de Rivière-Héva.

Il y a beaucoup de projets, programmes qui sont calculés per capita. On pense notamment à la question de l'environnement, à la question des redevances sur les ressources naturelles.

Pierre Corbeil, préfet de la MRCVO

Le préfet, Pierre Corbeil, s'étonne de cette baisse importante et croit qu'une erreur de calcul pourrait avoir des répercussions négatives sur l'administration municipale. La Municipalité se pose légitimement cette question et demande des explications et une révision à l'Institut de la statistique du Québec. On l'appuie dans cette démarche, affirme M. Corbeil.

Le ministère des Affaires municipales n'avait pas encore répondu à notre demande d'information en fin de journée mercredi.

Abitibi–Témiscamingue

Politique municipale