•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les entrepreneurs témiscabitibiens n'abandonneront pas le Burkina Faso

Un homme portant une chemise d'Usinage Laquerre pose pour la caméra.

Éric Boucher, représentant des ventes et développement international d'Usinage Laquerre

Photo : Radio-Canada / Piel Côté

Piel Côté

Malgré l'incertitude géopolitique régnant au Burkina Faso, selon les entrepreneurs de l'Abitibi-Témiscamingue qui brassent des affaires dans ce pays d'Afrique de l'Ouest, l'économie de ce pays offrira encore plusieurs opportunités économiques.

C'est ce que croient le président de l'Agence de placement et de développement international et propriétaire de Location Blais à Rouyn-Noranda, Marc Blais, ainsi que le représentant des ventes et développement international d'Usinage Laquerre, Éric Boucher, malgré l'enlèvement d'un Canadien survenu mardi soir au Burkina Faso.

Je pense que les plus belles occasions d'affaires des prochaines années vont se passer en Afrique, lance M. Blais.

Il faut être là et conserver notre présence, ajoute celui qui croit que ces attaques sont temporaires.

Il explique que les groupes perpétrant ces attaques viennent de l'extérieur du pays et que le peuple burkinabé est pacifique. Ce n'est pas un mouvement de fond ou un soulèvement populaire, soutient-il.

Changer sa façon de voyager

MM. Blais et Boucher estiment que lorsque l'on est dans ce pays, il faut adapter notre conduite au contexte géopolitique.

Il faut éviter les gros restaurants ou les gros hôtels.

Éric Boucher

Je ne me déplace jamais la nuit et quand je vais dans les restaurants, je choisis des endroits qui appartiennent aux Africains, idem pour les hôtels. Ce n'est pas pire qu'aller au Mexique ou dans certaines régions des États-Unis, estime pour sa part Marc Blais.

Une attaque marquante

En 2011, Éric Boucher et d'autres Africains ont été victimes de bandits alors qu'ils se rendaient sur un site minier.

Des hommes armés les ont fait descendre de l'autobus où ils se trouvaient et leur ont pris tous leurs objets de valeur. Il a évidemment eu peur pour sa vie.

C'est certain que ça m'a traversé l'esprit, même qu'en étant expatrié, il est venu plusieurs fois vers moi. Il aurait pu m'enlever, il ne l'a pas fait, mais on ne sait pas ce qui aurait pu arriver, admet-il.

Les forces de sécurité dans la capitale du Burkina Faso, Ouagadougou.

Les zones frontalières du Burkina Faso sont particulièrement à risque en raison du banditisme et des enlèvements possibles.

Photo : Reuters / Stringer .

Heureusement pour lui, cette fois, les brigands ne voulaient que s'enrichir et non pas enlever des gens.

Éric Boucher est passé à autre chose après ce vol à main armée. Il affirme que l'Afrique a plusieurs beaux côtés qui sont oubliés, en raison des nouvelles négatives qui donnent une mauvaise réputation à ce continent.

Tout comme Marc Blais, il poursuivra les affaires en Afrique.

Abitibi–Témiscamingue

Industrie minière