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Procès pour agression sexuelle de l'ex-chef des pompiers de Kingsville : il y a eu consentement, selon la défense

Enseigne placé au niveau du sol devant un bâtiment officiel. Une femme flou marche à côté.
La Cour supérieure de justice de l'Ontario à Windsor Photo: CBC/Dereck Spalding
Radio-Canada

La défense a de nouveau suggéré que les attouchements et agressions sexuelles rapportés par une nouvelle présumée victime de Robert Kissner étaient des actes consensuels.

La troisième présumée victime entendue mercredi a accusé M. Kissner d’avoir commis des actes similaires à ceux rapportés par les témoins précédents dont des invitations à des massages et à prendre un bain dans la résidence privée de ce dernier ou dans une chambre d'hôtel.

Le témoin dit aussi avoir été victime d’attouchements de la part de M. Kissner alors qu’il conduisait un véhicule et indique avoir repoussé le chef des pompiers à plusieurs reprises pendant que ce dernier insistait.

Des situations similaires se sont produites à trois ou quatre reprises, selon lui.

La défense a demandé au témoin d'expliquer la raison pour laquelle il n’avait pas verbalisé son refus d’être touché par M. Kissner, ce à quoi il a répondu que des signaux non verbaux transmettaient clairement son absence de consentement.

Selon la défense, la victime a apprécié ces attouchements, une suggestion qui a également été faite dans le cas du premier témoin entendu dans cette affaire.

La présumée victime accuse également l'ex-chef des pompiers de Kingsville de voyeurisme.

Par ailleurs, la défense a remis en question le pouvoir d’influence de l’accusé, bien connu au sein de sa communauté et disposant d’un poste privilégié au sein de la petite caserne de pompiers.

Une enquête dans une école de la région

Un témoin dans l’affaire a aussi été interrogé par la Couronne et la défense. Ce dernier a qualifié le tempérament de M. Kissner de changeant, affectant l’atmosphère en milieu de travail.

Le témoin est aussi revenu sur une enquête concernant Robert Kissner menée par une école catholique de la région où ce dernier enseignait.

Deux personnes auraient porté plainte contre M. Kissner, qui enseignait dans cette institution à ce moment.

Robert Kissner fait face à 17 chefs d’accusation, dont 5 chefs d’exploitation sexuelle et 11 chefs d’agression sexuelle à la suite d'une enquête policière sur des allégations au sujet d'une personne mineure lancée en décembre 2016.

Les événements reprochés se seraient déroulés entre 1989 et 2008.

Windsor

Justice et faits divers