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Cuda Pétrole et Gaz est convaincue de la rentabilité du gisement Galt

Forage au puits Galt no 4 de Junex

Forage au puits Galt no 4, ancienne propriété de Junex

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La société Cuda Pétrole et Gaz a bon espoir de pouvoir lancer la première production commerciale québécoise de pétrole pour la fin de 2020, au gisement Galt situé à une vingtaine de kilomètres à l'ouest de Gaspé.

La direction demeure convaincue que son gisement sera rentable. Elle deviendrait la première productrice commerciale d'or noir québécois.

Dès 2020, la société aimerait forer 30 puits sans utiliser de fracturation hydraulique.

Le gisement pourrait extraire 15 millions de barils sur une période de 40 ans, ce qui représente uniquement 1 pour cent de toute la consommation au Québec pour une journée.

Une version précédente de ce texte indiquait que le potentiel de Galt, évalué à 15 millions de barils, représentait 1% de la consommation de pétrole pour toute une année au Québec. Il s'agissait plutôt de 1% de la consommation pour une journée et 14% pour une année.

vice-président de Cuda Pétrole et Gaz

Mathieu Lavoie, vice-président de Cuda Pétrole et Gaz

Photo : Radio-Canada

Mais pour le vice-président de Cuda Pétrole et Gaz, Mathieu Lavoie, le projet a tout de même sa place. Le puits Galt 4 qui a été foré en 2014, qui a été testé dans les années 2015 et 2016, a permis d'obtenir une production qui est économique, argumente-t-il. C'était la première fois qu'une production au Québec était économique. Pour vous donner une idée, de tout le pétrole qui a été produit au Québec par test, 80 % l’a été sur le projet de Galt.

Plusieurs se demandent toutefois si les revenus dépasseront les investissements prévus de 130 millions de dollars.

L’expert Pierre-Olivier Pineau, professeur aux Hautes études commerciales (HEC) de Montréal, n'en doute pas. Il croit que l'albertaine Cuda Energy n'aurait jamais racheté Junex si le projet Galt n'avait pas été rentable.

Le prix du pétrole ne va probablement pas remonter à des niveaux stratosphériques de 150 $ le baril comme on a déjà connu, mais il pourrait être suffisamment élevé pour justifier une production en Gaspésie, estime-t-il.

Mais, avant tout, Cuda Pétrole et Gaz doit soumettre une étude d'impact environnementale dans le cadre d'une évaluation menée par le ministère de l'Environnement.

La population a jusqu'au 2 février pour faire connaître ses préoccupations, un délai jugé, trop court pour les écologistes qui disent aussi manquer d'information pour se prononcer.

Lise Chartrand, porte-parole de l’organisme Ensemble pour l'avenir durable du Grand Gaspé

Lise Chartrand, porte-parole de l’organisme Ensemble pour l'avenir durable du Grand Gaspé

Photo : Radio-Canada

C’est le cas de Lise Chartrand, porte-parole de l’organisme Ensemble pour l'avenir durable du Grand Gaspé. Entre autres, on parle de 85 millions de retombées économiques directes et indirectes dans le milieu, indique-t-elle. Nous, on aurait aimé avoir une étude appuyant ce 85 millions-là pour savoir d'où il vient. Il y a aussi la question des boues de forage. Est-ce qu'on peut vraiment les traiter ici au Québec? Où vont-elles aller?

En plus des impacts environnementaux, la Régie de l'énergie devra aussi évaluer la rentabilité économique de l'exploitation du pétrole en Gaspésie.

Avec les informations de Martin Toulgoat

Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

Industrie pétrolière