•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des festivals menacés faute de bénévoles

Spectacle de trampoline
L'avenir de la Foire brayonne d'Edmundston est en jeu. Photo: Radio-Canada/Mathieu Dumulon

L'organisation de festivals est parsemée d'embûches dont l'un, et non le moindre, est la recherche de bénévoles. Au cours des dernières années, plusieurs festivals ont disparu ou presque parce qu'ils ne pouvaient compter sur un nombre suffisant de bénévoles pour s'occuper des multiples aspects de ces événements.

C'est d'ailleurs le cas de la Foire brayonne d’Edmundston. Le festival, qui a célébré ses 40 ans en 2018, compte plusieurs sièges vacants au sein de son conseil d’administration. La ville, qui tient à conserver son festival, a organisé une réunion d’urgence le 21 janvier prochain pour tenter de recruter plus de bénévoles.

Plusieurs événements dans le même bateau

À travers l’Atlantique, les festivals sont nombreux. Et dans plusieurs cas, les bénévoles viennent à manquer. Le phénomène ne date pas d’hier, mais s'accentue depuis quelques années, selon la directrice du Conseil acadien de Rustico, Andréa Deveau, qui gère chaque année le Rendez-vous Rustico. Elle croit qu’il s’agit d’un phénomène de société.

Vingt-cinq ans passés, les gens trouvaient leur divertissement autour du bénévolat. Et puis, au fur et à mesure des années, avec la technologie, les deux parents qui travaillent, on a des horaires vraiment occupés [et] c'est un peu plus difficile de trouver nos bénévoles qui ont tout [leur] temps.

Andréa Deveau, directrice générale du Conseil acadien de Rustico

Je pense que les gens ont peur, ils ne savent pas à quoi s’attendre et ils n’ont peut-être pas de temps , croit la présidente du Festival des Rameurs de Petit-Rocher, Anne Thibodeau.

Au Festival des Rameurs, on cherche de nouvelles personnes pour donner un coup de main chaque année. Le festival, qui existe depuis plus de 50 ans, cherche aussi à rajeunir son équipe de bénévoles, un défi constant. Les jeunes, s’ils n’ont pas été initiés au bénévolat, ça peut être difficile de les apporter avec nous autres , affirme-t-elle.

Photo prise lors de l'arrivée à Petit-Rocher le 11 juillet 2015.L'organisation du Festival des Rameurs nécessite la participation de plusieurs bénévoles chaque année. Photo : Radio-Canada / François Vigneault

Un cercle vicieux

Selon certains organisateurs, le manque de bénévoles peut créer un cercle vicieux. Ceux qui s’engagent doivent redoubler d’ardeur et finissent par s’épuiser. Au niveau du bénévolat, c’est souvent les mêmes personnes qui sont à l’avant-plan et ces mêmes personnes-là viennent à s’essouffler à un moment donné , estime un des organisateurs du Festival de la Bagosse de Saint-Hilaire, dans le Haut-Madawaska, Réginald Nadeau.

C’est certain que si on avait plus de bénévoles, on aurait plus de gens qui pourraient faire des petites heures , ajoute Anne Thibodeau.

Moins de fonds, moins de motivation?

Même si au cours de ses quelques années d’existence, la survie du Festival de la Bagosse n’a pas été jusqu'ici remise en question, le recrutement de bénévoles s’est souvent révélé ardu. La première année a été une année extrêmement difficile au niveau du bénévolat , avoue Réginald Nadeau. L’appui de la municipalité a été essentiel pour que l’événement puisse connaître une deuxième année.

Outre l’appui moral, le soutien financier des différents paliers de gouvernement est essentiel à la survie des événements selon Réginald Nadeau. Il croit que pour la Foire brayonne, la baisse d’appui des gouvernements fédéral et provincial a rendu la tâche encore plus difficile aux organisateurs, qui ont fini par se démotiver. Il faut qu’ils fassent quasiment des miracles pour joindre les budgets pour avoir un festival à la hauteur de ce à quoi la population s’attend , explique-t-il. Il s’agit donc, selon lui, d’un phénomène qui est le résultat de plusieurs facteurs différents.

Nouveau-Brunswick

Sports et loisirs