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Le CISSS de l'Outaouais veut offrir à ses patients « le plaisir de manger »

Mathieu Nadon a discuté avec la nutritionniste Rana Daoud
Dereck Doherty

Le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l'Outaouais mettra en place d'ici la fin du mois sa nouvelle offre alimentaire. Radio-Canada a pris part, mercredi, à une séance de dégustation pour les journalistes avec une nutritionniste pour mettre le menu à l'épreuve.

Le grand changement, c’est des nouvelles recettes, des saveurs améliorées, aussi de nouvelles façons de faire avec de l’équipement sophistiqué, a affirmé Sylvain Vallée, chef de production pour le CISSS de l’Outaouais et qui travaille à l’Hôpital de Gatineau depuis son ouverture.

Il a expliqué que les nouvelles techniques employées par le CISSS font en sorte que les plats ne sont plus surcuits ou trop secs lorsque viennent les heures de repas.

Sylvain Vallée alors qu'il prépare un repas dans les nouvelles installations à l'Hôpital de Gatineau. Sylvain Vallée, chef de production pour le CISSS de l’Outaouais, alors qu'il prépare un repas. Photo : Dereck Doherty

Rana Daoud, membre de l’Ordre professionnel des diététistes du Québec, s’est montrée généralement satisfaite des menus offerts par le CISSS de l'Outaouais. Ils ont fait beaucoup d’effort pour le goût, a-t-elle souligné.

Généralement, ils ont visé un 50 % de glucides, 20 % de protéines et 30 % de gras, ce qui entre dans les barèmes des macronutriments qu’on devrait viser pour chaque repas, a-t-elle dit, ajoutant toutefois que le niveau de sodium dans les repas est élevé, à son avis.

Rana Daoud répond aux questions d'un journaliste. La nutritionniste-diététiste Rana Daoud a goûté aux repas qui seront offerts par le CISSS de l'Outaouais. Photo : Dereck Doherty

Le « plaisir de manger »

Les responsables du CISSS de l'Outaouais veulent offrir à leurs patients le plaisir de manger, a indiqué Julie Whissell, directrice adjointe de la direction des services techniques et de la logistique.

Le fait d’offrir quelque chose d’appétissant fait en sorte que les gens mangent mieux et ça aide beaucoup à guérir plus rapidement, ce qui a un impact sur le rétablissement des patients, explique la nutritionniste Daoud.

Les patients qui séjournent à l’hôpital de façon ponctuelle auront deux choix de menu, alors que les personnes en hébergement auront jusqu’à cinq choix pour que le CISSS puisse répondre à la plupart des particularités alimentaires.

Un moule en forme de poire. Agrandir l’imageLe CISSS utilisera des moules pour imiter la forme des aliments pour les mets texturés. Photo : Dereck Doherty

Même les gens aux prises avec la dysphagie ou des problèmes d’avalement y trouveront leur compte. Plutôt que des boules de saumon ou de carottes en purée, le CISSS a investi dans des moules pour imiter la forme des aliments. Mme Daoud juge que cette technique favorisera l’appétit des patients.

La nutrition fait partie des traitements dans les hôpitaux, mais elle fait aussi partie de la prévention.

Rana Daoud, nutritionniste
Une quinzaine d'exemples de « mets texturés » offerts par le CISSS de l'Outaouais, notamment une escalope de porc, des boulettes à la suédoise et du rôti de boeuf. Des mets texturés sont disponibles pour les personnes souffrant de dysphagie. Photo : Dereck Doherty

Défis logistiques

Après une certaine centralisation de ses services alimentaires, le CISSS de l’Outaouais compte maintenant 21 services alimentaires satellites et 3 centres producteurs à plus grande échelle sur son territoire.

Pourquoi centralise-t-on une partie des effectifs? La structure de menu qu’on devait mettre en place ne permettait pas d'offrir ce menu-là dans chacune des installations, faute d’espace, d’équipement et de main-d’oeuvre, a expliqué Mme Whissell.

Pour ce qui est du transport des aliments à partir des trois centres producteurs, le CISSS est conforme aux normes du ministère de l’Agriculture, des Pêches et de l'Alimentation du Québec.

Il n’y a pas de congelé, c’est du sous vide, en fonction de la réglementation en vigueur, a affirmé Mme Whissell. C’est un contrôle beaucoup plus serré, mais en même temps, ça nous permet d’assurer la salubrité des aliments qui arrivent dans nos centres satellites.

Ottawa-Gatineau

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