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Les chauffeurs d'Uber à Regina pourraient ne pas avoir besoin d’un permis de la Ville

Le logo de Lyft et Uber sur le pare-brise d'un véhicule.

Les chauffeurs d'Uber ou de lyft à Regina n’auraient pas besoin d’un permis de la Ville tant que leur compagnie en détient un, selon une proposition de réglementation municipale.

Photo : Associated Press / Gene J. Puskar

Radio-Canada

Les chauffeurs des entreprises de transport comme Uber ou Lyft n'auraient pas besoin d'obtenir eux-mêmes un permis de la Ville de Regina, tant que la compagnie pour laquelle ils travaillent en détient un, selon une proposition de réglementation municipale.

Cette proposition d’un comité de la Ville de Regina prévoit, entre autres :

  • un permis qui sera accordé à l’entreprise et dont le coût variera en fonction du nombre de véhicules qu’elle utilise;
  • pas de nombre maximal de véhicules dans la flotte de l’entreprise;
  • pas de prix minimum pour les tarifs de transport, contrairement à Saskatoon, où le prix de trajet minimum est fixé à 3,75 $;
  • pas d'obligation d'avoir une caméra de surveillance dans les véhicules;
  • l'obligation de conserver les données relatives aux trajets et de les transmettre à la Ville.

Selon cette proposition, le coût annuel du permis pour une entreprise qui gère 10 voitures s’élèverait à 2500 $, plus des frais de 0,27 $ par course. Pour celles qui exploitent une flotte de 11 à 50 véhicules, le permis annuel coûterait 12 000 $, plus les mêmes frais par course. Au-delà de 50 véhicules, le coût de ce permis pourrait atteindre 25 000 $, et là encore, avec les frais par course en plus.

En décembre dernier, le gouvernement de la Saskatchewan a autorisé les entreprises de services de transport comme Uber ou Lyft à offrir leurs services dans la province.

Les chauffeurs de ces compagnies n’ont besoin que d’un permis de conduire régulier de classe 5. Ils doivent cependant se conformer à toutes les exigences supplémentaires imposées par la Ville où ils travaillent. La proposition à l’étude à Regina ne leur impose pas d'autre exigence.

Les nouvelles entreprises favorables à cette proposition

Cette proposition de réglementation sera discutée au sein du comité exécutif de la Ville mercredi, avant d’être examinée par le conseil municipal à la fin du mois.

Lyft se réjouit de cette proposition. Dans un courriel, l’entreprise dit « souhaiter que le conseil municipal continue dans la même lancée que de la province, pour [lui] permettre de commencer à offrir ses services aux habitants de la ville dès que possible ».

De son côté, un porte-parole d'Uber indique dans un courriel : « Uber est enthousiaste devant la possibilité d’offrir ses services à Regina. »

L’impact sur les taxis

Des données sur les villes où ces compagnies de transport sont déjà présentes indiquent que les entreprises de taxi pourraient perdre 30 à 40 % de leur part de marché, selon Ray Mundy, directeur du Centre d’études sur les transports de l’Université du Missouri, aux États-Unis.

M. Mundy a collaboré avec les villes de Regina et de Saskatoon pour la réglementation de l’industrie du taxi. Il prévoit une baisse de la valeur des licences de taxi avec l’arrivée de ces nouvelles entreprises de transport dans la province.

« Ils vont passer par des moments difficiles, et leur nombre peut diminuer, mais l’industrie du taxi survivra », a-t-il ajouté.

Les associations de taxi ont exprimé, le mois dernier, leur déception lors de l’adoption des nouvelles réglementations provinciales favorables à ces nouvelles compagnies de transport.

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