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Les élus de La Motte proposent l'abandon du registre des armes à feu du Québec

Des armes à feu
Les propriétaires d'armes à feu ont jusqu'au 29 janvier 2019 pour se soumettre à la loi québécoise et procéder à l'enregistrement. Photo: iStock
Thomas Deshaies

Les élus de La Motte ont adopté lundi soir une résolution pour demander au gouvernement de faire marche arrière en ce qui concerne la Loi sur l'immatriculation des armes à feu sans restriction.

Les élus de La Motte ont repris intégralement une résolution qui avait été adoptée le 5 janvier dernier par la municipalité de Potton, en Estrie.

Cette prise de position survient quelques jours avant la date limite du 29 janvier, qui avait été donnée aux propriétaires d'armes à feu pour enregistrer leurs armes.

Réjean Richard, maire de La Motte, admet que l'adoption de la résolution survient tardivement, mais estime que de nombreuses municipalités exprimeront sous peu leur mécontentement, ce qui pourrait inciter le gouvernement à faire marche arrière. Il y en a déjà quatre ou sept municipalités [qui ont adopté une solution], affirme-t-il. Si je me fie à ce que j'ai vu sur les réseaux sociaux, il va y en avoir beaucoup plus que ça dans les prochaines semaines.

Trop coûteux

Réjean Richard, estime que le registre coûtera trop cher aux contribuables et que les sommes devraient plutôt être investies en santé mentale. Ça va prendre un système informatique très performant, puis quand on parle de système informatique au gouvernement, on parle de coûts exponentiels, déplore-t-il.

Le conseil municipal de La Motte dénonce aussi que le registre n'apporte, selon lui, aucune mesure de sécurité concrète pour combattre l'importation, la fabrication et la possession d'armes illégales.

Des citoyens ont été contraints d’assister à la séance du conseil municipal dans le corridor, faute d’espace, alors que le ton a monté à plus d’une reprise entre citoyens et élus.Une séance du conseil municipal de La Motte, le 12 novembre 2018. (archives) Photo : Radio-Canada / Thomas Deshaies

Le conseil propose également de mettre en place des programmes d'éducation afin d'enrayer la stigmatisation des armes à feu et la démonisation de leurs propriétaires. Les élus ont aussi exprimé leur solidarité envers les citoyens qui jugent ce registre intrusif et inefficace.

Pas un appel à la désobéissance

En entrevue, M. Richard a toutefois précisé que la résolution du conseil ne devrait pas être interprétée comme un appel à ne pas effectuer l'enregistrement des armes. Ce n'est pas un appel à la désobéissance, en aucune manière, souligne-t-il. Le monde est libre de faire ce qu'il veut? C'est à chaque personne de décider par elle-même ce qu'elle doit faire.

La résolution sera transmise à la MRC d'Abitibi et aux villes de la région, dans l'espoir qu'elles prennent à leur tour position contre la Loi sur l'immatriculation des armes à feu sans restriction.

Abitibi–Témiscamingue

Politique municipale