•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Entente « historique » qui pourrait favoriser l'agrandissement de Wendake

Le grand chef de la Nation huronne-wendat, Konrad Sioui, et la ministre des Relations Couronne-Autochtones, Carolyn Bennett.

Le grand chef de la Nation huronne-wendat, Konrad Sioui, et la ministre des Relations Couronne-Autochtones, Carolyn Bennett

Photo : Radio-Canada

Jean-François Nadeau

Les relations entre le gouvernement du Canada et la Nation huronne-wendat entrent dans une nouvelle phase. Ils ont signé mercredi matin une entente qui va, entre autres, donner plus d'autonomie aux Hurons-Wendat qui souhaitent notamment agrandir le territoire de Wendake.

L'objectif de l'entente est d'établir un processus de consultation et d'accommodement auprès des Hurons-Wendats qui peut être utilisé lorsque le Canada envisage des mesures qui peuvent avoir un impact sur leurs droits ancestraux.

Le grand chef de la Nation huronne-wendat, Konrad Sioui, parle d'une journée historique.

« On a signé une entente sur l'autonomie, sur la protection de notre territoire et avant tout sur la capacité de travailler ensemble sur une base de nation à nation », affirme-t-il.

« C'est très important d'avoir une relation basée sur la reconnaissance des droits, la coopération, le respect et le vrai partenariat », ajoute la ministre canadienne des Relations Couronne-Autochtones, Carolyn Bennett.

L'agrandissement de la réserve à Sainte-Foy

Konrad Sioui se dit convaincu que la signature de ce nouveau partenariat va faciliter l'accès des Hurons-Wendats aux anciens terrains de l'armée canadienne, situés derrière Laurier Québec. Le grand chef souhaite pouvoir les utiliser pour agrandir le territoire de Wendake.

« On ne sera pas toujours les derniers avisés. Il y a une clause qui est très claire. Nous nous engageons à nous aviser de toute forme de développement sur le territoire. Ça implique, bien sûr, les bases militaires et les biens excédentaires », explique Konrad Sioui.

Le protocole devrait également permettre d'éviter des guerres de compétences devant les tribunaux entre la nation huronne, le fédéral et le gouvernement du Québec.

Konrad Sioui donne l'exemple de l'ouverture d'une résidence pour personnes âgées sur son territoire.

« On a une plus grande marge de manoeuvre, un plus grand rayon d'action, maintenant, pour agir tout de suite au lieu de se battre 10 ans pour savoir à qui revient la responsabilité. C'est un gain majeur pour nous. On en a souffert dans le passé », dit-il.

L'entente a été conclue aussi dans le but de respecter le Traité huron-britannique de 1760, reconnu en 1990 par la Cour suprême du Canada.

Québec

Autochtones