•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La lutte contre le harcèlement et l'intimidation au sein de la GRC se poursuit

De nombreux agents de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) sont debout en uniforme rouge lors d'une cérémonie.

Des agents de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) en uniforme

Photo : La Presse canadienne / Jason Franson

Radio-Canada

Confronté à la persistance de problèmes systémiques de harcèlement et d'intimidation au sein de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), le gouvernement fédéral a mis sur pied un Conseil consultatif intérimaire pour aider la commissaire, Brenda Lucki, à la tête du corps policier, à y assainir le climat de travail.

Le ministre de la Sécurité publique et de la Protection civile, Ralph Goodale, a indiqué mercredi que les membres du comité seront nommés d’ici le 1er avril prochain et que des modifications législatives à la Loi sur la Gendarmerie royale du Canada seront présentées ce printemps afin de le rendre permanent.

« Le maintien d’un milieu de travail moderne, sain et inclusif ne constitue pas un événement unique; il s’agit d’un processus qui doit être recherché sans relâche », a déclaré M. Goodale par voie de communiqué.

La commissaire de la GRC, Brenda Lucki, en uniforme.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La commissaire de la GRC, Brenda Lucki.

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

« La création d’un Conseil consultatif intérimaire de gestion représente une étape essentielle pour contribuer à la modernisation de notre GRC et garantir que nous continuons d’être transparents et de rendre des comptes à notre personnel et au public », a ajouté la commissaire de la GRC Brenda Lucki.

« Échec de la GRC »

La mise sur pied de ce conseil intervient dans la foulée des recommandations formulées dans les rapports de la Commission civile d’examen et de traitement des plaintes relatives à la GRC (CCETP) et de l’ancienne vérificatrice générale du Canada Sheila Fraser.

La CCETP reprochait à la direction du corps policier, en mai 2017, de manquer de volonté et de capacités pour que ces problèmes se règlent. « L'abus de pouvoir demeure un problème de taille à la GRC, mentionnait le rapport. Non seulement de tels comportements nuisent aux personnes visées, mais ils compromettent également l'intégrité des enquêtes, l'efficience des opérations et l'efficacité de l'organisation dans son ensemble. »

« La GRC a échoué à mettre en place les mesures exhaustives et soutenues qui sont nécessaires pour résoudre le problème du harcèlement au sein de la Gendarmerie. Des programmes ont bel et bien été créés à l'échelon des divisions, mais ils étaient de portée limitée et de nature ponctuelle », peut-on lire dans les conclusions du rapport de la CCETP.

Le ministère de la Sécurité publique a indiqué, dans un communiqué, que le gouvernement « accepte toutes les recommandations formulées par la CCETP et par Mme Fraser dans leurs rapports respectifs liés au harcèlement dans le milieu de travail de la GRC ».

Publiés il y a plus d’un an et demi, les rapports recommandaient à la GRC de procéder à « des réformes structurelles destinées à favoriser un changement de culture ».

Forces de l'ordre

Société