•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le directeur d'une caisse Desjardins sème la controverse

Le guichet automatique Desjardins situé à l'Institut de réadaptation en déficience physique de Québec (IRDPQ).

Photo : Radio-Canada / Pierre-Alexandre Bolduc

Jean-François Nadeau

Les propos du directeur général de la Caisse Desjardins de Québec au sujet de la fermeture du guichet automatique de l'Institut de réadaptation en déficience physique de Québec (IRDPQ) soulèvent l'indignation des personnes handicapées ou à mobilité réduite.

Le directeur de la Caisse, Denis Laforest, justifie la fermeture du guichet, le 25 janvier prochain, entre autres en affirmant que desservir la clientèle vulnérable ne fait pas partie de la mission de la coopérative.

« La Caisse, dans sa mission, ce n’est pas écrit que la clientèle vulnérable doit être servie par la Caisse », a soutenu mardi le directeur général, Denis Laforest.

Une affirmation qui fait bondir le Conseil pour la protection des malades.

« Je me retiens pour dire tout ce que je voudrais dire au sujet de cette personne-là. C'est évident que ce directeur n'a pas grand monde dans sa famille qui a des problèmes de santé ou qui est lourdement handicapé. Quelle ignominie, quelle ignorance! Il parle comme certaines personnes il y a 70 ans », dénonce son président, Paul Brunet.

Des discussions ont eu lieu au cours des derniers mois entre Desjardins et le Comité des usagers de l'IRDPQ concernant la fermeture du guichet automatique. Les propos du directeur de la Caisse étonnent également la présidente du Comité des usagers de l'IRDPQ, Véronique Vézina.

« Ce n'est vraiment pas le dialogue qu'on a eu avec eux. Dans la vocation de Desjardins, dans la mission, ils ont quand même une mission sociale. On s'attend à ce qu'ils desservent de façon adéquate les clientèles vulnérables », affirme-t-elle.

Desjardins s'éloigne-t-il de ses valeurs?

La fermeture du guichet automatique de l'IRDPQ est dans les cartons depuis plusieurs années, puisqu'il est sous-utilisé, selon les données de Desjardins .

Pour compenser la fermeture, la coopérative propose d'installer un terminal Interac dans la cafétéria, ce qui permettrait aux résidents de faire des retraits, moyennant certains frais.

L'établissement financier s'engage aussi à rendre le guichet automatique des Halles Fleur de Lys plus facilement accessible.

Des gestes insuffisants, selon Paul Brunet. Il estime que Desjardins s'éloigne de ses valeurs.

« Je suis convaincu que le fondateur des Caisses doit se retourner dans sa tombe. Je ne sais pas s'il en reste encore de ce réflexe de solidarité et de compassion. Ce n'est pas ça, le Mouvement Desjardins. C'est rendu une banque avec des réflexes économiques. On va s'en rappeler », prévient-il.

Paul Brunet demande à Desjardins de revenir sur sa décision pour l'IRDPQ, mais aussi pour plusieurs petites localités où les guichets automatiques ont disparu ou doivent être retirés.

Services aux citoyens

Économie