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Rick Strankman claque la porte du Parti conservateur uni

Rick Strankman, a de minces cheveux gris, une moustache et des lunettes. Il est debout et quelqu'un lui tend un micro.

Rick Strankman était le critique officiel de l'opposition en matière d'agriculture.

Photo :  CBC

Radio-Canada

Le député de Drumheller-Stettler, Rick Strankman, a décidé de quitter le Parti conservateur uni (PCU) en Alberta et de finir son mandat en tant que député indépendant.

Il est le deuxième membre de la formation politique à claquer la porte en moins d’une semaine.

M. Strankman, qui a perdu la course à l'investiture du PCU pour les prochaines élections, dénonce un climat « hyperpartisan et égocentrique » dans la politique albertaine.

Le Parti conservateur uni s’est éloigné des « principes de démocratie populaire ancrés dans les fortes valeurs conservatrices albertaines », déplore Rick Strankman, dans une lettre ouverte sur Twitter. Il dénonce une « hyperpartisanerie » qui pousse les partis à défendre leurs propres intérêts au point de délaisser ceux des gens ordinaires.

C’est pourquoi il demande au président de l’Assemblée législative de lui permettre de siéger en tant que député indépendant dès maintenant. Il dit ne pas avoir décidé s’il se présenterait aux prochaines élections.

Rick Strankman assure que sa décision n’a rien à voir avec sa défaite dans la course à l’investiture conservatrice de sa circonscription en septembre dernier. Il insiste qu’il n’entretient aucune rancœur ou malice envers le chef ou les autres membres de son parti. Il remarque tout de même que Jason Kenney avait promis de faire de la politique par et pour le peuple lorsqu’il est devenu chef du parti.

« Après la course au leadership, ça a disparu en grande partie et j’entends de la part de mes constituants que ça inquiète les gens », dit-il, tout en soulignant que le PCU n’est pas le seul parti à souffrir de ce problème.

Deuxième démission

Trois jours plus tôt, Ian Donovan, un ancien élu du Wildrose, démissionnait de sa position administrative dans le PCU en dénonçant le style « dictatorial » du chef Jason Kenney. Il lui reproche d’imposer sa vision aux élus locaux et d’avoir détourné le parti de sa base électorale.

La députée de Calgary-Est, Robyn Luff, avait adressé de semblables critiques à sa chef Rachel Notley en novembre dernier.

Un départ « décevant », dit Jason Kenney

C’est aussi sous la bannière du Wildrose que Rick Strankman a été élu en 2012 et en 2015. Il est notamment connu pour sa bataille contre le monopole sur le blé de la Commission canadienne du blé. Il a d’ailleurs été arrêté en 2002, lorsqu’il a essayé de traverser la frontière américaine avec un chargement de blé en signe de protestation. Il a aussi été critique officiel de l’opposition en matière d’agriculture.

Plus récemment, il s’est retrouvé au cœur d’une controverse après avoir cosigné un texte qui comparait la taxe carbone au génocide ukrainien. Lui et les huit autres membres du Wild Rose se sont ensuite excusés publiquement.

Le chef Jason Kenney s’est dit déçu du départ de Rick Strankman, sur Twitter. « Rick Strankman était une inspiration pour plusieurs personnes, incluant moi, grâce à ses anciens services - dont son combat contre le monopole de la Commission canadienne du blé », a-t-il écrit. Il a également exprimé sa gratitude au député avant de lui souhaiter bonne chance pour la suite.

Rick Strankman dit qu'il ne ferme pas complètement la porte à un retour éventuel au PCU, « si les choses changent ».

Alberta

Politique provinciale