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Deux aspirants candidats du parti de Maxime Bernier associés aux gilets jaunes canadiens

Mark Friesen (gauche) et Cody Payant (droite) portant des gilets jaunes.

Mark Friesen (à gauche) et Cody Payant (à droite) veulent se présenter sous la bannière du Parti populaire de Maxime Bernier en octobre prochain.

Photo : Facebook

Andréanne Apablaza

Deux hommes de Saskatoon souhaitant se présenter sous la bannière du Parti populaire du Canada s'associent publiquement au Yellow Vest Canada, un groupe controversé.  

Le groupe est inspiré des nombreuses manifestations des gilets jaunes en France, qui se sont répandues au Canada pour dénoncer un large éventail de sujets tels que le leadership de Justin Trudeau et l'immigration.

Ainsi, un comptable de Saskatoon, Cody Payant, a l’intention de déposer sa candidature officielle cette semaine pour représenter la circonscription de Saskatoon-University. Il estime que le mouvement des gilets jaunes dans l'Ouest canadien est plus patriotique que nationaliste malgré les idées anti-immigration mises de l'avant par certains membres du groupe.

Il dit avoir pris part à deux activités du groupe depuis décembre et y avoir fait une allocution.

« Je n’ai aucun problème à être associé au mouvement Yellow Vest », explique Cody Payant en entrevue. « Le mouvement des gilets jaunes a fait face aux défis du nationalisme ethnique et à ces groupes qui tentent de s’emparer du mouvement, mais au fil des semaines, le mouvement s’organise de mieux en mieux, et l’information est dévoilée sur ce dont il est vraiment question. »

Mark Friesen (à gauche) en compagnie du chef du Parti populaire du Canada Maxime Bernier (à droite).

Mark Friesen (gauche) en compagnie du chef du Parti populaire du Canada Maxime Bernier (droite)

Photo : Facebook

Un deuxième aspirant candidat, Mark Friesen, a annoncé ses intentions de se présenter dans Saskatoon-Grasswood sur les réseaux sociaux. Il se décrit sur Twitter comme étant un entrepreneur, un patriote nationaliste et un amateur d’armes anti-islamiste.

Tout comme Cody Payant, Mark Friesen a pris part à des manifestations des gilets jaunes à Saskatoon.

Au cours des dernières semaines, plusieurs rassemblements et convois de camions ont été organisés à travers la Saskatchewan par le groupe Yellow Vest Canada pour dénoncer, entre autres, la taxe fédérale sur le carbone et le Pacte mondial sur les migrations des Nations unies.

Cette déclaration, non contraignante, a été signée par 64 pays, dont le Canada, en décembre pour faire face à la crise migratoire en Europe.

Cody Payant se dit inquiet de voir le Canada se joindre à ce Pacte. « L’affirmation [du gouvernement fédéral] est qu’il s’agit d’un non-devoir, mais c’est de la foutaise quand on considère que les intentions de l’ONU sont de créer un Parlement mondial », explique l’aspirant candidat dans une vidéo publiée sur Facebook.

Le chef du Parti populaire du Canada, Maxime Bernier, de passage à Regina cette semaine, a défendu la liberté d’opinion des aspirants candidats, mais a souligné qu’aucun candidat n’a été confirmé en Saskatchewan.

Selon lui, chaque candidat « a droit à ses propres opinions ». « Nous allons choisir nos candidats avec les gens des associations de comté. Entre-temps, les gens sont libres de manifester et de prôner des opinions », a-t-il ajouté.

Cody Payant (à gauche) en compagnie de Maxime Bernier (à droite).

Cody Payant (gauche) en compagnie de Maxime Bernier (droite)

Photo :  Facebook

Selon Cody Payant, le chef du Parti populaire devait prononcer un discours lors d’un rassemblement de gilets jaune avant la période des Fêtes, mais s’est désisté en raison de la présence de Soldats d’Odin.

L’aspirant candidat de Saskatoon estime que de s’afficher en portant un gilet jaune ne nuira pas à sa campagne, au contraire. « D'un point de vue de partisan personnel, ça aide à me faire connaître », explique-t-il.

Maxime Bernier, quant à lui, ne se prononce pas sur l’avenir de cet aspirant candidat. Il souligne que seuls les gens « qui partagent [les] valeurs [du parti] » y sont les bienvenus.

« La ligne est bien claire. Quelqu’un qui a des propos racistes ou qui est anti-immigration n’est pas bienvenu dans notre parti, mais les gens qui sont frustrés par la situation économique ici en Saskatchewan, je comprends leur frustration », ajoute le leader, qui milite pour moins d’immigration.

« On souhaite revenir à la moyenne qu’on avait sous le gouvernement Harper, soit 250 000 immigrants par année. Et dans ce nombre-là, avoir plus d’immigrants de nature économique, et un peu moins de réfugiés et un peu moins d’immigrants sous la branche de réunification des familles. »

Le Parti populaire du Canada compte présentement 1300 membres en Saskatchewan et plus de 34 000 à travers le pays.

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