•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Une seule évaluation environnementale du projet Gazoduq/Énergie Saguenay, réclame le CREAT

Des conduites d'un oléoduc

Des groupes environnementaux réclament une seule évaluation environnementale des projets de Gazoduq et Énergie Saguenay. (archives)

Photo : TransCanada

Thomas Deshaies

Le cabinet du ministre de l'Environnement a indiqué la semaine dernière qu'il n'exigerait pas une évaluation commune du projet de Gazoduq et du terminal maritime d'Énergie Saguenay. Le Conseil régional de l'environnement de l'Abitibi-Témiscamingue (CREAT) estime que le gouvernement devrait changer de position et acquiescer à cette demande.

Rappelons que l'entreprise Gazoduq souhaite construire un pipeline qui traverserait l'Abitibi-Témiscamingue pour y transporter du gaz naturel, jusqu'à un terminal maritime au Saguenay.

GNL Québec développe de son côté le projet Énergie Saguenay pour y construire une usine de liquéfaction du gaz naturel. Or, GNL Québec est le premier actionnaire majoritaire de Gazoduq, ce qui fait dire aux groupes qu'il n'y a en fait qu'un seul véritable promoteur et non deux équipes entièrement distinctes et indépendantes.

Le CREAT joint sa voix à la trentaine de groupes qui réclament une seule évaluation environnementale de ce projet, ce qui n'est pas le cas pour le moment. Le gouvernement analysera le projet de pipeline de manière indépendante du projet de gazoduc.

Nous ce qu'on demande, c'est que le projet soit étudié dans son ensemble, explique la présidente du CREAT, Jacinthe Châteauvert. Il faut voir tous les impacts environnementaux que le projet va avoir sur l'environnement.

La semaine dernière, la directrice des affaires publiques pour Gazoduq, Marie-Christine Demers, affirmait que le projet Énergie Saguenay déposerait sous peu une analyse complète du cycle complet de production. L'analyse de vie, qui sera déposée sous peu dans les prochaines semaines, va permettre de faire réaliser qu'il n'y a pas d'inquiétude à avoir quant à la prise en compte de chacun des impacts, précise Mme Demers.

Le ministre de l'Environnement ferme la porte

Le cabinet du ministre de l'Environnement a fait savoir qu'il ne comptait pas imposer une seule évaluation environnementale puisqu'il y a deux promoteurs dans le dossier. Leur directeur des communications, Jean-Bernard Villemaire, croit qu'aucun promoteur n'amorcerait la construction du pipeline, par exemple, sans avoir reçu ses autorisations pour l'usine. Il estime que les craintes des groupes sont donc infondées.

Nature Québec avait la semaine dernière exprimé ses craintes à l'effet que le promoteur pourrait agir ainsi et que le gouvernement se retrouverait un peu forcé d'autoriser l'usine.

Mme Châteauvert est déçue de la réponse du cabinet du ministre de l'Environnement. Elle affirme qu'un grand nombre d'organisations réclame une seule évaluation. Même s'ils disent qu'aucun promoteur ne ferait cela, alors pourquoi on ne pourrait pas les évaluer en même temps?, se questionne-t-elle.

Peut-être que le ministère n'aura pas le choix d'aller vers une convergence des deux projets.

Jancinthe Châteauvert

Il y a probablement un article de la Loi sur la qualité de l'environnement qui donne le pouvoir au gouvernement d'agir de la sorte, estime Mme Châteauvert. Si on fouille un peu, il y a sûrement une « petite sortie » qui permet au gouvernement de dire qu'il considère que ces deux projets vont de pair, précise-t-elle.

Le CREAT doute également de la pertinence d'un tel projet pour la région, alors que les impacts environnementaux pourraient, selon elle, être importants, notamment dans le Fjord du Saguenay.

Abitibi–Témiscamingue

Ressources naturelles