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Justin Trudeau attendu de pied ferme à Sherbrooke

Justin Trudeau à son arrivée à Sherbrooke saluant les gens présents à l'aéroport de Sherbrooke.

Justin Trudeau à son arrivée à Sherbrooke

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Près de 350 fonctionnaires fédéraux ont profité de la visite de Justin Trudeau à Sherbrooke pour lui rappeler que le système Phénix est « un fiasco ».

Outre Justin Trudeau, les 35 ministres de son cabinet sont à Sherbrooke jusqu’à vendredi pour participer à une retraite fermée, à l’hôtel Delta, qui vise à préparer la rentrée parlementaire.

Les syndiqués de l'Alliance de la Fonction publique du Canada, région du Québec (AFPC-Québec) se sont fait entendre devant l'OTL Gouverneur Sherbrooke sur l'heure du midi.

Ils souhaitaient lui faire valoir leur mécontentement face aux dérives du système de paye Phénix et au gel de salaire dans les négociations en cours avec le Conseil du Trésor. En date d'aujourd'hui, il y a plus de 200 000 employés fédéraux qui sont encore victimes du fiasco du système de paye Phénix. Depuis trois ans, on entend les partis conservateur et libéral se lancer la balle mutuellement. En fait, tous deux sont responsables de ce fiasco que les fonctionnaires subissent depuis trois ans, déplore le vice-président régional de l'AFPC-Québec, Yvon Barrière.

Le syndicat a réussi à obtenir une brève rencontre avec le premier ministre. Il a dit qu'il nous entend, qu'il trouve la situation innaceptable, que le gouvernement conservateur a coupé le personnel trop rapidement. Je lui ai demandé d'au moins de faire en sorte, pendant ses rencontres des deux prochains jours, qu'il vérifie auprès de la nouvelle présidente du Conseil du trésor quelques éléments. Il m'a confirmé qu'elle serait mise au courant dès ce soir de nos demandes et exigences, a raconté M. Barrière aux manifestants.

Grands espoirs

Le passage du gouvernement Trudeau à Sherbrooke suscite aussi de grands espoirs pour plusieurs, dont Ensaf Haidar, l'épouse du blogueur Raif Badawi et la famille d'Édith Blais disparue au Burkina Faso.

Mme Haidar aura l’occasion de rencontrer M. Trudeau en fin de journée mercredi.

Ce sera la première fois que la Sherbrookoise d’adoption aura l'occasion de s'entretenir en tête à tête avec le premier ministre du dossier de son mari, emprisonné en Arabie saoudite.

En janvier 2017, Ensaf Haidar lui avait parlé dans le cadre de rencontres citoyennes. Il s’agissait alors d’une rencontre informelle.

C'est une rencontre de la plus haute importance pour Mme Haidar qui souhaite profiter de l'occasion pour demander au premier ministre que soit accordée la citoyenneté canadienne à Raif Badawi.

Elle espère qu'avec une citoyenneté canadienne, il sera plus facile de rapatrier son mari au Canada. Elle attend aussi des détails sur la rencontre que M. Trudeau a eue avec le prince héritier d'Arabie Saoudite Mohammed ben Salmane en marge du sommet du G-20 en novembre dernier en Argentine.

En entrevue à RDI, le ministre des Affaires gouvernementales et du Nord et du Commerce intérieur, Dominic LeBlanc a rappelé que le dossier reste une priorité pour le gouvernement et pour les Canadiens.

Ma collègue, la ministre des Affaires étrangères, discute de cet enjeu souvent. Le gouvernement du Canada et le premier ministre lui-même sont saisis de l'importance de libérer M. Badawi, de lui permettre de venir au Canada avec sa famille ici en Estrie, a-t-il fait valoir.

On va continuer de faire tout ce qu'on peut pour s'assurer qu'il soit libéré et de venir le plus rapidement possible au Canada.

Le ministre des Affaires gouvernementales et du Nord et du Commerce intérieur, Dominic LeBlan

La mère d'Édith Blais espère une rencontre

Concernant la disparition au Burkina Faso d'Édith Blais, cette Sherbrookoise dont on est sans nouvelles depuis le 15 décembre, M. LeBlanc a indiqué que « c'est un dossier préoccupant » et qu'il y avait des discussions en cours avec les autorités du Burkina Faso.

Il a souligné que ces discussions étaient « discrètes et secrètes ».

La mère d'Édith Blais, Jocelyne Bergeron, a demandé elle aussi une rencontre à Justin Trudeau ou avec un membre de son Cabinet. Jusqu'à maintenant, cette demande est restée lettre morte. Mme Blais présume que l'agenda des ministres est bien rempli ce qui explique l'absence de réponse à sa demande.

« J'espère qu'ils vont me contacter, ce serait un bon pas », a-t-elle dit.

La ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland a également commenté la disparition d'Édith Blais. « J'ai parlé avec sa famille cette semaine. Les agences impliquées sont très engagées et nous sommes en contatct avec les autorités du Burkina Faso. C'est une situation difficile pour la famille. On continuera de travailler », a-t-elle assuré.

Horaire chargé

L'avion dans lequel M. Trudeau est arrivé à Sherbrooke.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'avion dans lequel M. Trudeau est arrivé à Sherbrooke.

Photo : Radio-Canada

Justin Trudeau a atterri à l’aéroport de Sherbrooke sous les coups de 11 H 42. Il était accompagné par six chefs de mission canadiens dont le représentant des Nations unies, le haut commissaire du Canada au Royaume-Uni, les ambassadeurs du Canada aux États-Unis et en Chine. Plusieurs véhicules utilitaires et de gardiens de sécurité attendaient son arrivée.

Il a salué les gens présents sur place et est rapidement monté à bord d'une voiture. M. Trudeau doit rencontrer le conseil jeunesse du premier ministre à 13 h à l'hôtel OTL Gouverneur.

Plusieurs événements se tiendront aussi en marge des rencontres privées du cabinet. Des annonces de la part de la ministre des Sciences et des Sports, Kirsty Duncan, à l’Université Bishop’s, et de la ministre des Aînés, Philomena Tassi, au CIUSSS de l’Estrie-CHUS, sont notamment prévues mercredi avant-midi.

Une rencontre entre M. Trudeau et le maire de Sherbrooke, Steve Lussier est également prévue au cours de l'après-midi.

Pour assurer la sécurité de cette délégation, de nombreuses barrières ont été installées devant différents hôtels de la ville et de nombreux policiers ont rencontré les responsables des lieux.

La section locale de Greenpeace veut également se faire entendre en fin de journée devant l'hôtel Times.

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