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Triple secousse sismique à la mine LaRonde : la minière donne des détails

Un homme portant une chemise à l'effigie d'Agnico Eagle sourit à la caméra, dans son bureau.
Christian Goulet, directeur général de la mine LaRonde d'Agnico Eagle Photo: gracieuseté Agnico Eagle
Piel Côté

Selon la direction de la mine LaRonde, l'activité sismique survenue lundi soir était liée à un sautage survenu dans les minutes précédant les secousses sismiques.

À 17 h 22 lundi soir, la mine LaRonde effectue un sautage. Dans les minutes qui ont suivi, trois secousses sismiques ont été ressenties. Elles étaient toutes d'une magnitude oscillant aux alentours de 3.

Le directeur général de la mine, Christian Goulet, n'a pas vraiment d'explications autre que le sautage, mais il admet que plus le minage se fait en profondeur, plus il est possible que la mine soit le théâtre d'événements sismiques.

La mine LaRonde envoie des mineurs à plus de trois kilomètres sous terre. Le massif se réajuste lorsque l'on mine et cela crée des activités sismiques, dit-il.

Le directeur général mentionne aussi que la mine n'a subi aucun dommage en lien avec les secousses.

M. Goulet rappelle malgré tout que le travail de la mine est de s'assurer que les travailleurs opèrent en sécurité.

On veut s'assurer que les travailleurs aient toutes les explications. Ils sont plus aux aguets, concède M. Goulet.

Ça les inquiète, dans le sens où ils travaillent dans la mine, alors ils veulent savoir ce qui se passe.

Christian Goulet, directeur général de LaRonde

Il ne croit néanmoins pas que les mineurs ont moins envie de venir travailler et de descendre sous terre.

Je pense que les gens ont besoin d'avoir l'information, mais à partir du moment où ils l'ont, ils comprennent que l'industrie est rendue à un niveau où la complexité des gisements fait qu'on a plus d'activités sismiques et on travaille avec eux pour réduire l'exposition des travailleurs.

Le directeur général ne croit pas qu'il y aura plus ou moins de sismicité dans les prochains mois que ce que l'on a vu au cours des dernières semaines dans le secteur. On vise toujours à réduire l'activité sismique au maximum. On n'en veut pas dans nos opérations, conclut-il.

Abitibi–Témiscamingue

Ressources naturelles