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Un quasi-plein-emploi qui ne se traduit pas par une amélioration des conditions de vie, déplore la CSN

Un homme pose pour la caméra devant une affiche présentant des logos de syndicats.
Félix-Antoine Lafleur, président de la CCATNQ-CSN Photo: Radio-Canada / Thomas Deshaies
Thomas Deshaies

Le Conseil central de l'Abitibi-Témiscamingue Nord-du-Québec (CCATNQ-CSN) juge que la rareté de la main-d'œuvre ne s'est pas traduite par une amélioration des conditions de vie de la majorité des citoyens. La CCATNQ-CSN compte donc redoubler d'efforts pour inciter les travailleurs à se syndiquer, afin d'exiger une amélioration de leurs conditions d'existence.

Le président du CCATNQ-CSN, Félix-Antione Lafleur, a fait le bilan de l'année 2018 lors d'un point de presse mardi matin, tout en annonçant les priorités du conseil central pour l'année 2019.

Alors que certains organismes et entreprises se mobilisent pour recruter des travailleurs afin de pourvoir les postes vacants, il n'y aurait pas d'amélioration marquée des conditions de travail et des salaires dans la région, selon M. Lafleur. Pour l'instant, ça ne bénéficie qu'à une minorité et on veut que cette amélioration soit démocratisée, précise-t-il.

La pénurie de main-d'œuvre n'a pas les effets d'amélioration escomptés.

Félix-Antoine Lafleur, président de la CCATNQ-CSN

M. Lafleur croit qu'une hausse marquée du salaire minimum est une mesure essentielle. La syndicalisation serait aussi un outil de choix pour forcer une redistribution des richesses. Le conseil central lancera donc une importante campagne de syndicalisation dans la région, qui sera beaucoup plus importante que les précédentes campagnes, a fait savoir le président.

Nombreux dossiers à surveiller

20 syndicats affiliés à la CSN se sont dotés d'un nouveau contrat de travail en 2018. 15 autres syndicats entameront quant à eux leurs négociations cette année avec l'employeur. Notre priorité va être d'appuyer les travailleurs et travailleuses de la Caisse Desjardins de Rouyn-Noranda [qui sont en période de négociations], mais aussi tous les autres travailleuses et travailleurs qui vont être en négociations, explique M. Lafleur.

Être syndiqué, ça veut encore dire d'avoir un meilleur salaire, d'avoir des meilleures conditions de travail. Ça veut encore dire de travailler dans des milieux plus sécuritaires.

Félix-Antoine Lafleur

Le syndicat compte également s'exprimer sur de nombreux enjeux politiques sociaux. M. Lafleur rappelle par ailleurs qu'il continuera à exiger une analyse par le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) du Projet Authier de Sayona Québec.

Il s'opposera à l'intention gouvernementale d'implanter la maternelle quatre ans partout sur le territoire et de mettre fin aux élections scolaires. On ne pense pas que c'est la bonne avenue, affirme M. Lafleur. Il y a d'autres façons d'améliorer la démocratie scolaire.

La CSN talonnera également le gouvernement Legault pour qu'il respecte sa promesse de réformer le mode scrutin.

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