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Le NPD soulève les risques de l’entente entre SaskTel et Huawei

Des téléphones cellulaires vendus par SaskTel devant un présentoir portant le logo de Huawei.
Huawei est l'un des fournisseurs d'équipement technologique de SaskTel depuis 2010. Photo: Radio-Canada / Kirk Fraser

Dans une lettre adressée au premier ministre de la Saskatchewan, Scott Moe, le chef du parti de l'opposition, Ryan Meili, demande au gouvernement d'enquêter sur les risques concernant la sécurité et la vie privée des Saskatchewanais après l'entente entre Huawei et SaskTel.

Dans sa lettre, le Nouveau Parti démocratique (NPD) estime que la compagnie d’équipement technologique chinoise Huawei est une « menace » pour SaskTel, la principale société d'État de télécommunications de la province.

« Compte tenu de ce que nous savons aujourd'hui, cette relation doit faire l'objet d'un examen minutieux et des mesures doivent être prises pour protéger la vie privée des habitants de la Saskatchewan et la sécurité de leurs entreprises », indique Warren McCall, porte-parole du NPD.

L'équipement de la compagnie chinoise est utilisé par SaskTel, entre autres, pour son réseau cellulaire de quatrième génération (4G), son service Fusion et son réseau sans fil haute vitesse de certains bâtiments de l'Université de Regina.

Alors qu'il était premier ministre de la Saskatchewan, Brad Wall avait défendu l'entente entre SaskTel et Huawei en 2012, après la publication d’un rapport de la Chambre des représentants aux États-Unis qui affirmait que la Chine avait les moyens d'utiliser Huawei à des fins d'espionnage.

« Les allégations d’espionnage et de menaces pour la sécurité par Huawei montrent pourquoi ce gouvernement doit faire preuve d'une extrême prudence et a peut-être même besoin de retirer SaskTel de ses relations contractuelles avec cette société », estime Ryan Meili.

« J’aimerais voir de la part du gouvernement un rapport complet de toutes les connexions entre Huawei et SaskTel et toutes les mesures qui ont été mises en place pour s’assurer de la vie privée et de la sécurité des usagers de la Saskatchewan », a dit Ryan Meili aux médias.

SaskTel défend son partenariat avec Huawei

Selon le chef des services technologiques de SaskTel, Daryl Godfrey, la société d’État « ne souhaite pas mettre fin à sa relation positive avec Huawei », souligne-t-il lors d'un point de presse organisé à la suite de l'annonce du NPD.

« Cela coûterait plusieurs millions de dollars de remplacer tout cet équipement », explique M. Godfrey en faisant référence à l'équipement de Huawei utilisé par SaskTel. « SaskTel se pliera toutefois à toute mesure ou directive mise de l’avant par le gouvernement fédéral. »

SaskTel affirme que son équipement de la marque Huawei est sécuritaire et testé régulièrement.

Les réactions des gouvernements

Une déclaration du ministre responsable de SaskTel, Don Morgan, envoyée par courriel par une porte-parole du gouvernement, indique que le gouvernement provincial appuie la décision de SaskTel de respecter et se soumettre aux directives du fédéral « en matière de sécurité du réseau ».

« Nous sommes conscients que, en plus des mesures de sécurité propres à SaskTel, les équipements de Huawei sont testés régulièrement pour s’assurer qu’ils ne contiennent pas de trous malveillants dans leurs logiciels ou matériels. Ces tests sont effectués par un tiers parti indépendant choisi par Bell, Telus et le gouvernement fédéral », poursuit la déclaration.

De passage à Regina, le ministre fédéral de la Sécurité publique et de la Protection civile, Ralph Goodale, a affirmé que le gouvernement canadien continue présentement d'analyser les faits autour de la controverse à propos de Huawei.

Avec les informations de CBC

Saskatchewan

Télécommunications