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La paralysie du gouvernement américain plombe le lancement de l'A220 d'Airbus

Delta est la première compagnie aérienne en Amérique du Nord à acheter l'avion anciennement construit sous la bannière C Series de Bombardier.

Un Airbus A220 de Delta à l'usine d'assemblage de Bombardier à Mirabel.

Photo : The Canadian Press / Graham Hughes

La Presse canadienne

La paralysie du gouvernement américain touche le programme A220, contrôlé par Airbus, et le premier vol commercial de cet avion au sud de la frontière sera vraisemblablement repoussé.

« La date de [la mise en service] sera probablement repoussée en raison des retards dans le processus de certification », a expliqué mardi le président et chef de la direction de Delta Air Lines, Ed Bastian, au cours d'une conférence téléphonique visant à discuter des résultats du quatrième trimestre.

Ce baptême de l'air du premier A220-100 de la compagnie américaine devait avoir lieu le 31 janvier. Dans ses observations, le grand patron de Delta n'a pas évoqué une autre date de lancement.

Afin d'être en mesure d'effectuer des liaisons commerciales, l'avion doit obtenir un certificat d'exploitation de la Federal Aviation Administration (FAA).

Cependant, cet organisme américain est l'un de ceux qui sont ralentis par la paralysie partielle du gouvernement fédéral, causée par l'impasse des discussions entre démocrates et républicains sur la sécurité à la frontière et le projet de mur cher au président Donald Trump.

En attente de certification

La FAA, le pendant américain de Transports Canada, avait certifié l'avion A220 - issu de la C Series de Bombardier - en 2016. L'organisme n'avait pas répondu, mardi, aux questions de La Presse canadienne.

Avant de donner le feu vert à la délivrance d'un certificat d'exploitation, les inspecteurs de la FAA, qui se retrouvent en congé forcé, doivent vérifier certains aspects en matière de maintenance et de formation auprès du transporteur.

Les premiers avions A220 exploités par Delta devaient relier les aéroports de La Guardia, à New York, ainsi que ceux de Dallas et Boston.

« Nous n'allons pas annuler des liaisons ou des vols », a dit M. Bastian, en précisant que sept autres avions de l'entreprise étaient également cloués au sol en attendant leur certificat. « Nous allons simplement retarder l'introduction de ce type d'avion. »

Une paralysie coûteuse pour Delta

Le grand patron de Delta a estimé que la paralysie partielle, qui dure depuis plus de trois semaines, a eu une incidence négative d'environ 25 millions de dollars américains sur les revenus du transporteur en raison d'une baisse de la demande, provoquée par une diminution des voyages effectués par des employés et entrepreneurs fédéraux.

Delta avait décidé, la semaine dernière, de commander 15 appareils de plus à Airbus, faisant ainsi passer le total des commandes du transporteur aérien à 90 avions. Ce contrat concerne l'A220-300, le modèle qui peut transporter le plus grand nombre de passagers.

Depuis octobre, l'entreprise a reçu quatre appareils qui ont été assemblés à Mirabel, dans les Laurentides. À terme, ces avions seront livrés depuis Mobile, en Alabama, où le coup d'envoi des travaux d'une nouvelle chaîne de fabrication doit avoir lieu mercredi.

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