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Les bagarres interraciales de Cole Harbour, 30 ans plus tard

D’un côté, des élèves de communautés majoritairement blanches. De l’autre, des élèves de communautés majoritairement noires.
Les événements de janvier 1989 ont révélé des problèmes sous-jacents de racisme à Cole Harbour en Nouvelle-Écosse (archives). Photo: Radio-Canada

Il y a 30 ans, une simple bataille de balles neige avait mené à une grave bagarre interraciale dans une école secondaire de la Nouvelle-Écosse. D'anciens élèves racontent ce qu'ils ont vécu et comment ces événements ont façonné le système d'éducation de la province.

C’était en 1989, lors d’une journée d’hiver qui avait commencé comme toutes les autres, mais qui s’est très mal terminée. Une simple bataille de balles de neige a dégénéré au point où, après deux jours de violence, 14 personnes ont été arrêtées, puis accusées.

D’un côté, des élèves de communautés majoritairement blanches, comme Eastern Passage et Cow Bay. De l’autre, des élèves de communautés majoritairement noires, comme East et North Preston, la plus ancienne communauté noire au pays.

La cause du problème : le racisme. Je dois dire à tout le monde que nous avons un problème, disait alors tristement le directeur de l’époque, Angus MacNeil, aux parents qui avaient été convoqués d’urgence le soir même.

Cette bagarre nous a forcés à parler du racisme, se rappelle une ancienne élève, Charmaine Willis, qui était en douzième année lors des événements.

Je ne vivais pas dans une bulle, mais j’étais choquée de voir tant de violence, se souvient une autre, Christa Webber. Quelqu’un est allé jusqu’à fendre le visage d’un autre élève en le frappant.

Cinq ans après les événements, le rapport BLAC a été publié. Il soulignait les iniquités en éducation pour les Afro-Néo-Écossais. Il a provoqué des changements, assure Archy Beals, membre du Conseil consultatif provincial sur l’éducation. Mais il reste du travail, assure-t-il, parce que certaines recommandations n’ont toujours pas été appliquées, 25 ans après la sortie du rapport.

Nous devons nous souvenir de ces événements pour mieux comprendre le problème et éviter qu’ils se répètent, dit-il.

D'après un reportage d'Olivier Lefebvre

Nouvelle-Écosse

Histoire