•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le traversier de Yarmouth bloqué par la paralysie du gouvernement américain

Le traversier CAT sur l'eau pendant une traversée.
Le traversier CAT, entre la Nouvelle-Écosse et le Maine Photo: Radio-Canada / CBC/Brett Ruskin
La Presse canadienne

L'attente se poursuit et l'inquiétude augmente en ce qui concerne le changement de port d'attache pour le traversier CAT, qui relie Yarmouth, en Nouvelle-Écosse, au Maine. La paralysie de l'État fédéral américain et l'élection d'une nouvelle gouverneure dans l'État du Maine empêchent tout progrès dans ce dossier.

Le changement de port d’attache dans le Maine, pour le traversier CAT, est sur la glace en raison des aléas de la politique américaine.

Le traversier rejoint la ville de Portland dans le Maine depuis 2016, mais l’entreprise Bay Ferries souhaite déplacer la liaison vers le port de Bar Harbor, plus au nord.

Bay Ferries, dont le service de traversier est grandement subventionné par le gouvernement néo-écossais, a signé une entente avec Bar Harbor l’automne dernier.

Bar Harbor, Maine, en automne.Le traversier entre la Nouvelle-Écosse et les États-Unis pourrait rejoindre Bar Harbor, dans le Maine, la saison prochaine. Photo : Getty Images / PictureLake

L’exploitant privé du traversier affirme que le changement de destination est bloqué par la paralysie qui sévit au gouvernement américain et par la transition vers une nouvelle gouverneure au Maine.

Le PDG de Bay Ferries, Mark MacDonald, a confirmé lundi que la ville de Bar Harbor attend toujours que la nouvelle gouverneure démocrate du Maine, Janet Mills, assermentée le 2 janvier 2019, ratifie le changement de port d'attache.

Les pourparlers avec le Service des douanes et de la protection des frontières des États-Unis, à propos des travaux de rénovation du port de Bar Harbor, ont par ailleurs été mis en veilleuse jusqu’au retour à la normale au Congrès américain, a précisé M. MacDonald.

Nous comprenons les circonstances et nous sommes convaincus que tout le monde avancera aussitôt que la paralysie sera résolue, assure le PDG de Bay Ferries.

Nous préférons [un déblocage] plus tôt que plus tard.

Mark MacDonald, PDG de Bay Ferries

La compagnie n’a toujours pas fixé de date limite pour la réfection du port de Bar Harbor. La liaison entre Yarmouth et ce port devait débuter dès la prochaine saison.

Nous sommes persuadés que nous y arriverons d’une manière ou d’une autre, assure M. MacDonald.

La facture grimpe

Le ministre des Transports de la Nouvelle-Écosse, Lloyd Hines, a indiqué la semaine dernière que la province pourrait payer la note pour les agents frontaliers du Maine. Il a défendu sa volonté d’utiliser l’argent des contribuables néo-écossais pour payer les salaires de fonctionnaires américains.

Il a aussi précisé que la province n’avait toujours pas pris de décision définitive quant à la possibilité de dépenser plus de trois millions de dollars pour la mise à niveau du port de Bar Harbor.

Dans l’entente signée avec Bar Harbor, Bay Ferries exige aussi un engagement pour la construction d’un centre pour le Service des douanes et de la protection des frontières des États-Unis, estimé à 8 millions de dollars.

Certains coûts ne sont pas surprenants, a ajouté le ministre, considérant que le port de Portland en avait occasionné lui aussi.

Lloyd Hines répond aux questions des médias devant des drapeaux de la Nouvelle-Écosse le 10 janvier 2019.Le ministre des Transports de la Nouvelle-Écosse, Lloyd Hines. Photo : Radio-Canada / CBC

Le gouvernement de la Nouvelle-Écosse a déboursé 32 millions en subventions pour le service de traversier depuis son lancement, en 2015.

Le ministre MacDonald espère que l’entente avec le Maine sera conclue d’ici la fin du mois de janvier.

Le directeur général de la municipalité de Bar Harbour, Cornell Knight, a dit que le ministère des Transports du Maine travaillait à accélérer la signature de l’entente sur le terminal avec la nouvelle gouverneure, Janet Mills.

Nous pensons avoir un dénouement d’ici le 31 [janvier], croit Cornell Knight.

Bay Ferries a évoqué la distance réduite entre Bar Harbor et Yarmouth et les prix de l’essence pour justifier le déplacement de la liaison portuaire du traversier CAT vers Bar Harbour.

Nouvelle-Écosse

Politique internationale