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Les propulseurs du F.-A.-Gauthier : le choix de la STQ

Les deux propulseurs azimutaux sont situés sous la coque à l'arrière du navire et ne sont accessibles que lors d'une cale sèche.

Les deux propulseurs azimutaux sont situés sous la coque à l'arrière du navire et ne sont accessibles que lors d'une cale sèche.

Photo : Radio-Canada

Michel-Félix Tremblay
Joane Bérubé

La décision de munir le F.-A.-Gauthier de propulseurs azimutaux, qui sont brisés depuis près d'un mois, incombe à la Société des traversiers (STQ). Le porte-parole de la STQ Alexandre Lavoie admet que c'est le bureau de projet de la STQ qui a imposé ce choix technologique pour le traversier de la desserte Matane/Baie-Comeau et Matane/Godbout.

Ces propulseurs seront démantelés au cours des prochains jours par les ingénieurs de la firme qui les a conçus pour déterminer la cause de leur mauvais fonctionnement.

Les propulseurs azimutaux sont surtout installés sur des navires de croisières. Sur un traversier, en Amérique, dans la glace, c'était vraisemblablement une première.

Malgré les ennuis mécaniques de ces propulseurs qui empêchent le F.-A.-Gauthier de relier les deux rives depuis presque un mois, la STQ ne semble pas regretter son choix. Il faut comprendre, explique Alexandre Lavoie, que les propulseurs ont plusieurs avantages, notamment au niveau de la manoeuvrabilité, mais aussi des vibrations, que ce soit pour le confort des employés, des clients, notamment de la vibration dans l'eau pour la protection des mammifères marins.

Le nom « F.-A. Gauthier » gravé sur le traversierAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le F.-A.-Gauthier

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Ironiquement, ce sont des vibrations jugées anormales qui ont alerté l'équipage du navire et mené à une interdiction de navigation par Transport Canada le 18 décembre dernier.

En cale sèche pour les 14 prochains jours, le F.-A.-Gauthier a dû être remorqué par le groupe Océans jusqu’au chantier naval Davie. Ne connaissant pas exactement les problèmes dans les propulseurs, on préférait ne pas prendre de chances, à plus forte raison si ces propulseurs-là sont utilisés dans l'avenir, on ne veut pas prendre de chances de les user davantage, commente le porte-parole de la STQ, Alexandre Lavoie.

Jusqu’à maintenant, le PDG de la Société des traversiers, François Bertrand, est demeuré très discret sur la saga du F.-A.-Gauthier.

Le ministre des Transports, François Bonnardel, n'était pas disponible pour une entrevue lundi.

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