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L’annulation des Jeux de la Francophonie nuirait à la réputation du Nouveau-Brunswick, croit la SANB

Francine Landry tient un grand drapeau à l'effigie des Jeux de la Francophonie, entourée de dignitaires ivoiriens.

L'ancienne ministre responsable de la Francophonie, Francine Landry, entourée des dirigeants ivoiriens lors de la cérémonie de clôture des derniers Jeux de la Francophonie à Abidjan.

Photo : Radio-Canada / Organisation internationale de la Francophonie

Jean-Philippe Hughes
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le Nouveau-Brunswick risque de subir des contrecoups s'il en venait à annuler la tenue des Jeux de la Francophonie, croit la Société de l'Acadie au Nouveau-Brunswick (SANB).

Le désistement du Nouveau-Brunswick aurait un impact sur la crédibilité de la province sur la scène internationale, croit le président de la SANB, Robert Melanson.

La saga des Jeux de la Francophonie de Moncton et Dieppe dépasse la simple question économique parce que l’événement est associé à l’Organisation internationale de la Francophonie, dit-il.

Quand tu fais une demande au niveau international et tu es choisi, [puis] tu te rétractes, ça ne donne pas une image très positive de l’endroit, s’inquiète M. Melanson.

Le président de la Société de l'Acadie du Nouveau-Brunswick, Robert Melanson, pose pour une photo.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La SANB prépare une contestation judiciaire, selon Robert Melanson.

Photo : Radio-Canada / Michel Nogue

Ce désistement de dernière minute pourrait miner les chances du Nouveau-Brunswick de recevoir des événements de calibre international à l’avenir, selon lui.

Si les anglophones pensent que ça aura seulement des répercussions pour les francophones, qu’ils se détrompent, lance le président de la SANB.

On sait que ça va être une opération diplomatique autant pour l’Acadie comme pour le Nouveau-Brunswick et le Canada.

Une citation de : Robert Melanson, président de la SANB

Le fédéral devrait-il en faire davantage?

Le Nouveau-Brunswick n’a pas les moyens de se payer des jeux à 130 millions de dollars, convient M. Melanson, mais il estime qu’Ottawa devrait en faire davantage.

La ministre fédérale responsable des Langues officielles et de la Francophonie, Mélanie Joly, a réitéré vendredi l’intention d’Ottawa de financer à hauteur de 50 % les jeux de 2021.

Le ministre fédéral des Affaires intergouvernementales, Dominic LeBlanc, et le vice-premier ministre du Nouveau-Brunswick, Robert Gauvin, se sont rencontrés la semaine dernière pour tenter de dénouer l’impasse.

Qui va être capable de recevoir des jeux de cette ampleur ? Est-ce que c’est juste les grandes villes canadiennes ? se questionne le président de la SANB.

On ne veut pas un Canada à deux vitesses, on veut un Canada égalitaire.

Une citation de : Robert Melanson, président de la SANB

La loi qui limite le financement fédéral à 50 % de la facture totale de tels événements ne devrait pas s’appliquer aux petites provinces, juge Robert Melanson.

À Fredericton, le premier ministre Blaine Higgs annonçait mercredi dernier la suspension des versements au comité organisateur.

Malgré sa petite taille, le Nouveau-Brunswick siège à l’Organisation internationale de la Francophonie, forte de 88 États membres et de 900 millions d’habitants.

Robert Melanson rappelle que ces événements internationaux sont le lieu de discussions à saveur économique en marge des événements officiels.

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