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Le cimetière musulman se fait attendre à Québec

Le site du futur cimetière musulman de Québec
Le site du futur cimetière musulman de Québec Photo: Radio-Canada
Louise Boisvert

Près de 18 mois après avoir conclu une entente avec la Ville de Québec pour l'achat d'un terrain, la communauté musulmane de Québec n'a toujours pas obtenu toutes les autorisations du ministère de l'Environnement pour aller de l'avant avec son projet de cimetière. Une rencontre est prévue mardi pour en discuter.

Le président du Centre culturel islamique de Québec, Boufeldja Benabdallah, confirme que les pourparlers ont toujours lieu. « On arrive au terme du processus », assure-t-il d'une voix confiante.

Il espère que d'ici quelques semaines, deux mois tout au plus, le ministère de l'Environnement va donner son feu vert.

« Ce sont des délais normaux, un peu longs pour nous, mais des délais normaux », estime celui qui pilote le projet au nom de la communauté musulmane. Boufeldja Benabdallah comprend qu'il existe plusieurs étapes pour obtenir les autorisations nécessaires.

Le président du Centre culturel islamique se garde bien de critiquer le travail du Ministère.

Ici, on est dans un pays de lois et de règles, et il fallait passer à travers les étapes. Et les étapes sont longues parce qu'il faut vérifier le sol, la contamination, le drainage, la nappe phréatique entre autres. On veut être réglo.

Boufeldja Benabdallah, président du Centre culturel islamique de Québec

M Benabdallah croit que le Ministère veut faire les choses selon les règles de l'art.

Si plusieurs étapes ont été franchies depuis l'annonce du projet, il semble que les instigateurs n'ont toujours pas fait de demande officielle d'autorisation. C'est ce qu'indique le ministère de l'Environnement dans une réponse envoyée à Radio-Canada.

On peut y lire aussi que « le Ministère continuera d’accompagner le demandeur (CCIQ) pour expliquer, au besoin, les exigences légales et techniques applicables à son projet. »

Contamination de l'eau souterraine

Selon le président du Centre culturel, rien dans le dossier n'achoppe. « Toutes les parties sont en phase », affirme-t-il.

Il reconnaît cependant que le Ministère exige des garanties concernant la contamination possible de la nappe phréatique. « Il faut que le cercueil soit déposé à un certain niveau de la nappe phréatique pour éviter que le corps ne se décompose dans l'eau », explique Boufeldja Benabdallah.

En mai dernier, une analyse du sol avait permis de conclure qu'il y avait quelques contaminants sur le terrain, mais pas suffisamment pour obliger les nouveaux propriétaires à en tenir compte pour la réalisation de leur projet.

Trop optimiste

En août 2017, le maire de Québec avait annoncé la vente d'un terrain, situé à côté du cimetière Belmont à Sainte-Foy, à la communauté musulmane pour y aménager un lieu de sépulture.

Le président du Centre culturel islamique de Québec avait alors affirmé que tout serait réglé en quelques mois. « Cela n'a pas marché », dit-il simplement avec philosophie.

Boufledja Benabdallah croit fermement que le Ministère trouvera une solution pour faire aboutir le projet.

L'achat du terrain à la Ville de Québec est conditionnel à l'autorisation du ministère de l'Environnement. À l'époque, le prix de vente avait été établi à 270 000 $. « J'espère que le maire n'aura pas fait monter les enchères depuis », lance-t-il dans un grand éclat de rire.

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