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Un organisme demande à la police de Toronto de partager ses données sur Airbnb

Photo d'annonces sur le site d'Airbnb
Propriétés à louer à Toronto sur le site d'Airbnb. Photo: Site d'Airbnb
Lyne-Françoise Pelletier

Fairbnb demande à la police de partager toutes les données recueillies concernant les incidents liés aux locations à court terme de Airbnb avec la Commission des services de police de Toronto et tous les ordres de gouvernements.

L'organisme, qui milite pour réglementer les locations à court terme, croit qu'il est important de connaître l'impact des perturbations et des actes criminels perpétrés dans les locations d'Airbnb sur la sécurité des résidents de longue date.

À l'heure actuelle, la collecte de données se limite à examiner l'impact des locations à court terme sur le marché du logement, selon Thorben Wieditz, porte-parole de Fairbnb.

Il ajoute que le dernier échange de coups feu survenu le 11 janvier dans un immeuble de copropriété du centre-ville de Toronto, le deuxième en moins d'un mois, est une situation inquiétante pour tous les Torontois.

Teddy Ghalustians partage cet avis. Depuis l'avènement d'Airbnb, il y a un va-et-vient constant qui contribue à la détérioration de mon édifice et à l'insécurité des gens qui en ont fait leur foyer, dit-il.

C'est très effrayant, surtout lorsque les coups de feu ont été échangés tout près de ma résidence.

Teddy Ghalustians, résident d'un immeuble de copropriété

M. Ghalustians ajoute qu'une fusillade a eu lieu dans son immeuble en 2016. Il déplore le fait que peu de choses ont changé depuis cet incident.

Airbnb et les autres entreprises de locations à court terme exploitent un marché peu transparent, selon Thorben Wieditz. Il ajoute qu'il n'y a aucune imputabilité dans ce système comparativement aux hôtels.

Nous savons que la police de Toronto examine le rôle que jouent les locations à court terme dans la propagation de la criminalité.

Thorben Wieditz, porte-parole de Fairbnb

Ces données de la police devraient être à la portée de tous, affirme M. Wieditz, afin que les gens puissent avoir une idée de ce qui se passe dans leur quartier.

Cela aiderait aussi les gouvernements, provincial et municipal, à formuler de meilleurs règlements pour les locations à court terme, selon lui.

La compagnie Airbnb, pour sa part, a signalé par voie de communiqué qu'elle travaille de près avec la police de Toronto.

L'entreprise américaine souligne que les incidents comme les échanges de coups de feu sont plutôt rares. Toutefois, lorsqu'ils se produisent, les usagers qui en sont responsables sont bannis de façon permanente de la plateforme Airbnb.

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