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Université en français : « Certains cours en français ont trois ou quatre étudiants inscrits! » - Doug Ford

Le premier ministre Doug Ford

Le premier ministre Doug Ford

Photo : La Presse canadienne / Frank Gunn

Radio-Canada

En réaction au financement unilatéral de l'Université de l'Ontario français annoncé par le gouvernement fédéral dimanche soir, le premier ministre Doug Ford n'a pas fermé la porte à la participation de la province à la création de l'Université, mais a répété une fois de plus que les cours universitaires et collégiaux présentement offerts « ne sont pas pleins ».

Je ne ferme la porte à rien, mais en Ontario, 11 collèges et universités offrent présentement des cours en français, 300 cours sont offerts, et ces classes sont vides. Aucun cours n’est plein. Remplissons ces salles de classe, a déclaré M. Ford en entrevue à Radio-Canada lors de son passage au Salon de l'auto de Détroit, lundi.

Nous avons dû annuler d’autres projets universitaires, a-t-il ajouté, pas seulement celui en français. Nous devons mettre de l’ordre dans nos finances.M. Ford fait référence aux trois campus universitaires, expansions des universités York, Wilfrid-Laurier et Ryerson, annulés plus tôt cette année.

Alors que notre journaliste insistait sur la question et que l'attachée de presse de M. Ford tentait d’interrompre l’entrevue, ce dernier a réitéré son point : Certains cours en français ont trois ou quatre étudiants inscrits! […] J’adore les francophones, je les soutiens, mais les francophones à qui j’ai parlé préfèrent un budget équilibré, préfèrent des baisses d’impôt, préfèrent avoir plus d’argent dans leurs poches, c’est plus important pour eux qu’une université francophone, et croyez-moi, j’ai parlé à des milliers d’entre eux!

Le budget du gouvernement provincial affiche un déficit annuel de 15 milliards de dollars et la province traîne une dette de 308,2 milliards de dollars. Les paiements d’intérêt sur la dette représentent 7,9 % du budget de la province, ou 12,5 milliards annuellement.

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