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Louis Brodeur : pour l'amour de la photo et des oiseaux

L'homme portant tuque et parka se tient debout à côté de son appareil photo à long objectif monté sur trépied dans une forêt.

Louis Brodeur a remporté la Grande année 2018 d'ornithologie au Québec, en photographiant 250 espèces différentes.

Photo : Radio-Canada

Le Gatinois Louis Brodeur est un mordu de photographie, doublé d'un amateur d'ornithologie. En 2018, il a réuni ses deux champs d'intérêt en se fixant comme objectif de capter des images du plus grand nombre d'espèces différentes d'oiseaux en 365 jours.

Le quadragénaire peut aujourd'hui dire mission accomplie, puisqu'il a été couronné champion de la Grande année d'ornithologie au Québec, en décembre dernier. Ce concours amical consiste à photographier le plus d'espèces d'oiseaux en une seule et même année.

Du vibrant passerin indigo au rare hibou des marais, en passant par la plus commune mésange à tête noire ou encore le particulier bec-croisé des sapins, Louis Brodeur a ainsi photographié 250 espèces entre le 1er janvier et le 31 décembre 2018.

Si, muni de sa lentille et de son trépied, le Gatinois a pu tirer le portrait de certaines d'entre elles dans la grande région outaouaise, il a aussi dû se rendre jusqu'à Percé et Tadoussac, de part et d'autre du fleuve Saint-Laurent, pour mériter son titre.


Plus de 25 000 km au compteur

Un couple de fous de Bassan croisent le bec, cous tendus vers le ciel, parmi d'autres oiseaux couchés.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Louis Brodeur s'est rendu deux fois à Percé pour photographier les fous de Bassan sur l'île Bonaventure en 2018.

Photo : Louis Brodeur

Croquer autant d'images tantôt chouettes, tantôt saisissantes nécessite des heures de planification, d'organisation et... de route. Louis Brodeur a ainsi parcouru plus de 25 000 kilomètres au cours des 12 mois de l'année 2018, sillonnant le Québec d'ouest en est, à partir de Gatineau. Il s'est notamment rendu à deux reprises sur l'île Bonaventure, en Gaspésie, pour y photographier les fameux fous de Bassan, en plus de se rendre plus d'une dizaine de fois à Tadoussac.


Avoir les bons outils

Sur un tronc d'arbre, un oiseau penche la tête sur le côté, en regardant la caméra.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Certains oiseaux semblent plus curieux que d'autres, face au photographe et son équipement.

Photo : Louis Brodeur

Outre son appareil photo, Louis Brodeur ne sort jamais sans son téléphone intelligent. L'application eBird lui permet de savoir où et quand certains oiseaux ont pu être observés et de pouvoir prévoir ses déplacements en conséquence.

D'autres applications lui servent à faire entendre divers chants d'oiseaux pour attirer les représentants de l'espèce qu'il souhaite photographier, sauf en période de reproduction, tient-il toutefois à préciser pour des raisons éthiques.

Je reconnais facilement les chants, de plus en plus, renchérit le photographe et ornithologue, qui se fait l'oreille entre autres en écoutant des disques en répétition dans sa voiture ou en nature, pour comparer ce qu'il entend.


Des oiseaux bien d'ici

Un oiseau au plumage bleu vif se tient sur un fil de métal, le bec ouvert.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le passerin indigo fait partie des espèces particulières à l'Outaouais.

Photo : Louis Brodeur

L'Outaouais compte plusieurs espèces considérées comme des spécialités régionales, incluant le bruant sauterelle, le passerin indigo et le troglodyte à bec court.

Si la rareté d'une espèce peut évidemment rendre l'oiseau d'autant plus intéressant à photographier, Louis Brodeur ne se prive pas pour autant d'apprécier les sizerins qui visitent ses mangeoires à l'heure actuelle.

Les rapides Deschênes représentent un des meilleurs endroits dans la région pour voir, en un seul lieu, un maximum de variétés de la gent ailée. Pendant la migration, c'est le temps d'y aller, au printemps, au mois de mai. [...] Vers 6 h du matin, tu vas aller jusqu'à 9 h, 10 ou 11 h, tu peux te ramasser un 50, 60 espèces en quelques heures, révèle Louis Brodeur.


Sa grande vedette de 2018 : l'épervière boréale

Perché au bout d'une grosse branche, l'oiseau de proie se gratte le bec de sa patte droite.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'épervière boréale représente une des vedettes de l'année 2018 pour Louis Brodeur.

Photo : Louis Brodeur

La patience - et les vêtements appropriés en fonction de la saison - s'avère essentielle à la pratique de ce passe-temps.

Prendre une belle photo, ce n'est pas toujours évident, mentionne Louis Brodeur. Il faut par exemple tenir compte des branches ou des feuilles, qui peuvent obstruer la prise de vue. Mais, au final, une bonne photo relève des goûts de chaque photographe.

Pour certains, c'est de prendre un oiseau au vol. Il y en a pour qui ça va être de prendre des belles plumes, explique le Gatinois, qui aime pour sa part les détails, dans les yeux, dans les pattes et dans le plumage.

Ce dernier a accumulé plus de 100 000 clichés en 2018. [Il faut] réussir à approcher un oiseau assez, pour qu'il soit confiant et pas le faire fuir [...] tout en respectant l'oiseau, renchérit celui qui peut ramper ou se cacher, au besoin, pour parvenir à ses fins et ainsi passer entre quelques minutes à près d'une heure en compagnie dudit volatile pour en prendre la meilleure photo.

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