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Course contre la montre pour les magasins de marijuana de l'Ontario

Un homme fume un joint.
Un homme fume un joint. Photo: iStock
Colin Côté-Paulette

Vingt-cinq entrepreneurs viennent d'être sélectionnés au hasard par le gouvernement ontarien. Ceux-ci doivent ouvrir les magasins privés de marijuana de la province, en avril, et respecter un échéancier serré sous peine d'être mis à l'amende.

Si les municipalités ontariennes ont jusqu'au 22 janvier pour accepter ou refuser d'avoir des magasins de cannabis sur leur territoire, les futurs propriétaires de ces boutiques ont jusqu'au 1er avril pour ouvrir leur commerce.

Et si cette date n'est pas respectée, ils pourraient payer jusqu'à 50 000 $ en amendes.

La pente à gravir est assez raide, confit Clint Seukeran, l'un des gagnants de la loterie.

L'homme n'a jamais travaillé dans l'industrie du cannabis. Il est propriétaire de CGS Foods, une entreprise d'eau de noix de coco basée à Brampton.

Ce n'est pas parce que je n'ai pas d'expérience que je ne peux pas y arriver. J'aime les défis, soutient M. Seukeran, qui se décrit comme un grand amateur de cannabis.

Entre-temps, les futurs propriétaires tirés au sort ont jusqu'à vendredi pour envoyer leur demande de licence d'exploitant de magasin de vente de détail qui comprend des frais non remboursables de 6000 $ ainsi qu'une lettre de crédit de 50 000 $.

un organigrame L'échéancier fixé par la Commission des alcools et des jeux de l'Ontario en vue de l'ouverture des 25 premiers détaillants de cannabis à des fins récréatives dans la province. Photo : Commission des alcools et des jeux de l'Ontario

Besoin de l'aide de professionnels

Je crois que plusieurs de ces personnes seront disqualifiées, pense l'activiste Marc Emery, surnommé le Prince du pot.À leur place, je contacterais immédiatement des professionnels.

L'homme qui a déjà ouvert 21 magasins illicites de marijuana dans le pays affirme qu'il pourrait ouvrir un commerce conforme en seulement deux semaines.

C'est possible d'être prêts, mais vous devez avoir de l'expérience dans ce domaine.

Marc Emery, propriétaire de la chaîne de magasins Cannabis Culture

M. Emery estime que 1000 magasins devraient être ouverts en Ontario, dont 500 dans le Grand Toronto, afin de répondre à la demande.

Le problème de l'emplacement

Pour Edward Collins, un consultant dans l'industrie du cannabis, le défi principal pour les futurs propriétaires est de trouver un local à temps.

La portion immobilière représente un défi majeur, explique le vice-président des ventes de Cannabis Compliance, dans un contexte où plusieurs villes n'ont pas décidé encore si elles accepteraient les magasins ou non.

L'entreprise a offert ses services de consultations à plus de 200 personnes qui ont participé à la loterie des permis du gouvernement en Ontario.

Si vous avez remporté la loterie et que vous n'avez pas d'expérience dans cette sphère, ça peut être difficile.

M. Collins croit tout de même que la majorité des gagnants de la loterie pourront ouvrir leur boutique à temps.

Toronto

Entrepreneuriat