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Plus de 1000 signatures pour suspendre les travaux du Club Med dans Charlevoix

Esquisse du projet de Club Med Québec Charlevoix. Des bâtiments sont bâtis à flanc de montagne avec vue sur le fleuve.

Esquisse du projet de Club Med Québec Charlevoix

Photo :  Club Med Québec Charlevoix

Radio-Canada

Tant qu'on ne connaît pas les impacts du Club Med Québec Charlevoix sur la circulation routière, les travaux liés au futur hôtel doivent être suspendus. C'est du moins ce que réclame une pétition qui contient plus de 1000 signatures et qui a été transmise lundi à des députés.

Un texte d’Alexandre Duval

« C’est bien au-delà de mes espérances compte tenu des moyens dont je dispose, se réjouit l’instigateur de la pétition, François Lessard. C’est un succès considérable et les signatures continuent de rentrer. »

Ce citoyen de Charlevoix s’inquiète des risques que le projet de Club Med posera pour la sécurité routière à Petite-Rivière-Saint-François.

Sa pétition insiste sur le fait que les promoteurs du Club Med réalisent actuellement une étude sur le sujet, mais que les conclusions ne sont pas encore connues.

M. Lessard estime qu’il serait donc « contradictoire » que les travaux se poursuivent, d’autant plus qu’il considère que le futur Club Med souffre d’un important « problème d’enclavement ».

Quand on regarde la carte géographique des lieux, on constate que Club Med est au bout d’un long et étroit couloir routier, au bas d’une pente, la plus dangereuse dans Charlevoix.

François Lessard, instigateur de la pétition

Les députés fédéraux Sylvie Boucher et Jean-Yves Duclos, ainsi que la députée provinciale Émilie Foster ont tous reçu une copie de la pétition. Contactés par Radio-Canada, les promoteurs du Club Med Québec Charlevoix ont préféré ne pas commenter.

Une étude trop tardive?

Exigée par le ministère des Transports du Québec (MTQ), l’étude réalisée par les promoteurs doit mesurer les débits de circulation que le projet entraînera, notamment.

Le cas échéant, les promoteurs pourront proposer des aménagements routiers. Le MTQ pourra aussi en exiger s’il le juge nécessaire pour la sécurité du réseau.

« Ce qui est malheureux, c’est que cette étude-là arrive très tard, soutient François Lessard. Elle aurait dû être faite à mon avis bien avant le lancement du projet. »

Permis de construction

Au même moment où M. Lessard demande la suspension des travaux, Petite-Rivière-Saint-François doit déterminer si un permis de construction sera octroyé pour l’hôtel du Club Med.

Lundi soir, le conseil municipal devra en effet accepter ou refuser la recommandation du comité consultatif d’urbanisme, dont peu de gens doutent qu’elle soit favorable.

Des travaux préparatoires ont déjà été autorisés, mais la construction de l’hôtel en tant que tel ne peut pas aller de l’avant sans l’obtention de cet autre permis. François Lessard espère que la charrue ne sera pas mise devant les bœufs.

Ce serait d’une grande sagesse de la part du conseil [municipal] d’attendre la complétion de l’étude avant de permettre aux promoteurs de poursuivre les travaux.

François Lessard, instigateur de la pétition

Le maire de Petite-Rivière-Saint-François n’est cependant pas de cet avis. « On peut s’attendre à avoir une circulation additionnelle en décembre 2020 [à l’ouverture prévue du Club Med], mais je ne suis pas en accord avec ce mouvement-là », indique Gérald Maltais.

Ce dernier dit ne pas avoir de craintes relatives à la sécurité routière. Selon lui, l’augmentation prévue de la circulation automobile ne nécessitera pas la construction d’une nouvelle route d’accès vers Petite-Rivière-Saint-François.

M. Maltais ajoute que même si le conseil municipal se prononce en faveur d’un permis de construction pour l’hôtel du Club Med, des conditions devront être respectées avant que le permis soit véritablement délivré.

Par exemple, la route d’accès vers le Club Med qui a déjà été construite par le promoteur devra d’abord être cédée à la municipalité, indique le maire.

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